ACAT-Burundi tire la sonnette d’alarme face à l’escalade des disparitions forcées au Burundi, un phénomène marqué par des arrestations arbitraires, opérées sans mandat, et suivies de détentions au secret dans des lieux illégaux. Ces pratiques violent la Constitution, le Code de procédure pénale ainsi que les instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits humains.
Entre juillet et septembre 2025, plusieurs cas illustratifs ont été documentés : la disparition de Désiré Ndayisenga, l’enlèvement du YouTubeur Dieudonné Niyukuri et de quatre proches, l’abduction de Thierry Niyomwungere à Bujumbura, ou encore le cas d’Innocent Ntirandekura, extrait de prison et toujours introuvable. Le drame de Jean-Claude Nitegeka, retrouvé mort après sa disparition, illustre la gravité de ces violations.
Ces disparitions traduisent une pratique récurrente exposant les victimes à la torture, aux mauvais traitements, voire à des exécutions extrajudiciaires. L’interdiction des disparitions forcées étant une norme impérative du droit international, ces actes engagent la responsabilité de l’État et peuvent constituer des crimes contre l’humanité.
ACAT-Burundi appelle les autorités à révéler immédiatement le sort des victimes, mettre fin à ces pratiques, respecter les garanties judiciaires, poursuivre les auteurs et coopérer pleinement avec les mécanismes africains et onusiens. L’organisation exprime sa solidarité avec les familles des victimes et invite la communauté internationale à maintenir la vigilance et la pression pour mettre fin à ces graves violations.
Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport :
ACAT-Burundi tire la sonnette d’alarme face à l’escalade des disparitions forcées au Burundi
