RAPPEL / LENTEUR DANS LE TRAITEMENT DU DOSSIER JUDICIAIRE DES MILITAIRES ET POLICIERS POURSUIVIS DANS L’AFFAIRE D’ASSASSINAT DU GENERAL ADOLPHE NSHIMIRIMANA

Comme nous l’avons toujours souligné dans nos différentes publications, les dossiers pénaux des détenus poursuivis pour des infractions à caractère politique sont gardés dans les tiroirs des juridictions et observent des délais déraisonnables sans qu’ils soient traités par les juridictions saisies.

Le cas emblématique est celui des militaires poursuivis dans l’affaire RMPG 704 – RPC001/466 opposant le Ministère Public aux prévenus arrêtés après l’assassinat du Général Adolphe NSHIMIRIMANA en date du 02.08.2015 et qui totalisent sept ans en détention préventive en est une illustration.

Les prévenus se sont pourvus en cassation en décembre 2021 et jusqu’à ce jour, aucune suite n’est réservée à cette affaire. Elle n’est pas encore été programmée pour permettre aux demandeurs en cassation de présenter leurs moyens de pourvoi.

Veuillez trouver en bas l’intégralité de la déclaration :
Rappel de la lenteur dans le traitement dossier judiciaire affaire assassinat du Colonel Adolphe Nshimirimana

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RAPPORT DE MONITORING DE VIOLATIONS ET ATTEINTES AUX DROITS DE L’HOMME RECENSE POUR JUILLET 2022

Concernant la période couverte par le présent rapport seize (16) cas d’assassinats, un (1) cas d’enlèvement, deux (2) cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales ainsi que sept (7) cas d’atteintes à l’intégrité physique, ont pu être répertoriés.

Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport :
Rapport de monitoring des violations et atteintes aux droits de l’homme recensé par Acat-Burundi pour juillet 2022

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RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS DES DROITS DES PRISONNIERS RECENSE POUR AVRIL A JUIN 2022

ACAT-BURUNDI a fait une documentation sur les violations des droits humains des personnes privées de libertés en général et ceux poursuivis pour des crimes à caractère politique en particulier durant les mois concernés par ce rapport.
Dans le présent rapport, ACAT-BURUNDI se focalise sur les traitements inhumains et dégradants constitutifs d’actes de torture dont sont victimes les prisonniers en général et en particulier ceux poursuivis pour des crimes à caractère politique, la problématique liée aux soins des détenus, l’insuffisance alimentaire, le non-respect des décisions judiciaires et détentions arbitraires ainsi que la surpopulation carcérale.
ACAT-BURUNDI se réjouit de la réouverture des visites dans les prisons qui étaient interdites sur ordre de la Direction Générale des affaires pénitentiaires, il y a environ deux ans pour éviter la propagation de la covid-19. En effet, la mise en œuvre de cette mesure a connu des lacunes, ACAT-BURUNDI avait plaidé pour la levée de cette mesure jugée non efficace.
Veuillez trouver l’intégralité du rapport en bas:
Rapport de l’Acat-Burundi sur le monitoring des violations des droits des prisonniers pour Avril – Juin 2022

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RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS ET ATTEINTES AUX DROITS DE L’HOMME RECENSE POUR JUIN 2022

Concernant la période couverte par le présent rapport onze (11) cas d’assassinats, un (1) cas d’enlèvements, vingt-sept (27) cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales ainsi que dix (10) cas d’atteintes à l’intégrité physique, ont pu être répertoriés.

Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport :
Rapport de monitoring de violations et atteintes aux droits de l’homme recensé par Acat-Burundi pour juin 2022

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Déclaration orale de la FIACAT co-sponsorisée par CCPR Centre, EurAc, Protection international Africa et OMCT

Monsieur le Rapporteur spécial,
Les organisations signataires (1) se réjouissent de la réouverture de la radio BBC. Néanmoins des atteintes à la liberté d’expression persistent, se traduisant par une pression permanente contre des journalistes qui ne peuvent pas s’exprimer librement.
Elles dénoncent la persistance de graves violations des droits humains malgré un discours politique apaisant du chef de l’Etat. Depuis octobre 2021 jusqu’au 31 mai 2022, les organisations de droits humains au Burundi dressent un bilan alarmant: 732 assassinats, 53 enlèvements ou disparitions, 257 atteintes à l’intégrité physique, 224 arrestations et détentions arbitraires, 42 personnes torturées et 99 victimes de violences basées sur le genre.
Elles condamnent fermement l’absence de justice pour les victimes et l’impunité des auteurs présumés identifiés parmi certains agents des forces de l’ordre, du Service national de renseignement (SNR) et des Imbonerakure plutôt encouragés par des officiels au pouvoir. Elles condamnent particulièrement la violence du SNR, par exemple dans le cas du Dr Christophe Sahabo arrêté le 1 er avril 2022 sans mandat d’arrêt et détenu par ce service de manière illégale et irrégulière. Elles s’inquiètent également de la mise en place récente d’une Force de Réserve et d’Appui au Développement (FRAD) qui pourrait couvrir les actions criminelles du gouvernement.
Elles demandent la libération immédiate de l’avocat défenseur des droits humains, Tony Germain Nkina, incarcéré suite à un procès inéquitable motivé de toute évidence par son ancienne affiliation à l’APRODH.
Enfin, les organisations signataires dénoncent le refus de collaboration avec votre mandat et demandent aux autorités burundaises d’autoriser votre visite au Burundi pour surveiller la situation des droits humains.
Je vous remercie
(1)  ACAT-Burundi, AJBE, APRODH, CAVIB, CB-CPI, Coalition des DDHS, COSOME, ESDDH, FOCODE, FORSC, Light For All, Ligue Iteka, MFFPS, Mouvement Inamahoro, RCP, SOS-Torture/Burundi, Tournons La Page-Burundi et UBJ soutenues par le CCPR-Centre, EurAc, la FIACAT, l’OMCT et Protection International Africa.

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DECLARATION DE L’ACAT-BURUNDI POUR LA JOURNEE INTERNATIONALE DE SOUTIEN AUX VICTIMES DE TORTURE CELEBREE TOUS LES 26 JUIN

« Les tortionnaires ne doivent jamais être autorisés à échapper aux conséquences de leurs crimes, et les systèmes qui permettent la torture devraient être démantelés ou transformés. »

Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres

ACAT-BURUNDI se joint tous les 26 juin de chaque année au monde entier pour célébrer la journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture.

Pour rappel, la torture est un crime en vertu du droit international et fait l’objet d’une interdiction absolue qui ne peut être justifiée en aucune circonstance. Cette interdiction fait partie du droit international et s’applique à tous les membres de la communauté internationale, que l’État ait ou non ratifié les traités internationaux dans lesquels la torture est expressément interdite. La pratique systématique ou généralisée de la torture constitue un crime contre l’humanité. Le Code pénal du Burundi incrimine ces actes ignobles dans ses articles 206 à 211.

Voici en bas l’intégralité de la déclaration :
Déclaration de l’Acat-Burundi pour la journée internationale de soutien aux victimes de torture célébrée tous les 26 juin, édition 2022

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BURUNDIAN REFUGEES: DIFFERING APPLICATION OF CONVENTIONS BY COUNTRIES OF ASYLUM IN THE SUB-REGION

An analysis conducted by ACAT-BURUNDI

Action by Christians for the Abolition of Torture in Burundi (ACAT-BURUNDI) initiated this study on Burundian refugees in the countries of the sub-region, focusing on the differentiated application of the conventions by the asylum countries.

Overall, the objective is to conduct a comparative analysis on the situation of Burundian refugees in some countries of the sub-region, following the 2015 political crisis in Burundi, in order to determine the challenges and benefits for these Burundians in these countries of exile.

More specifically, the study aims to :

• To show the type of humanitarian assistance received by Burundian refugees in these different countries;
• Focus on security and security incidents for urban refugees and those living in camps in these different countries of asylum;
• To show the resilience of Burundian refugees in these different countries, the challenges, advantages and opportunities that these refugees enjoy in living in difficult conditions of exile.

In terms of methodological approach, the study covers the period from the outbreak of the 2015 crisis to December 2021. Spatially, the host countries concerned are Tanzania, DRC, Rwanda, Uganda and Kenya.

Various documentary resources were used, such as reports from institutions and organisations involved in the protection of human rights in general and refugees in particular. The data processing was carried out taking into account the normative and institutional framework for refugee protection at the international and regional levels as well as the same comparative criteria, namely reception, security, access to identity and travel documents, logistical support, adaptability and resilience.

The main constraint was the impossibility of visiting refugee camps in the target countries for individual interviews or focus groups and exchanges with government services, the UNHCR and NGOs working with refugees.

In order to overcome this difficulty, the opinions and testimonies of refugees were collected through a questionnaire on their respective living conditions. Other testimonies of refugees, published or broadcast by the media, were also used to complete the answers to the questionnaire.

With regard to the normative and institutional framework for the protection of refugees, the countries hosting Burundian refugees have ratified the 1951 Convention relating to the Status of Refugees and its 1967 Protocol.
At the regional level, the same countries hosting Burundian refugees are parties to the OAU Convention Governing the Specific Aspects of Refugee Problems in Africa, which was adopted on 10 September 1969 and entered into force on 20 January 1974.

Then, in addition to these conventions, UN member states made commitments to refugees and migrants in the New York Declaration in September 2016, including the development of a “Comprehensive Framework of Action for Refugees”, which led to the adoption of the “Global Compact on Refugees” by the UN General Assembly on 17 December 2018.

With regard to the conditions of reception of Burundian refugees in host countries, stakeholders such as the UNHCR and partner organisations are facing difficulties in funding their aid programmes, aggravated by the Covid-19 pandemic since the beginning of 2020.

Concerning vulnerable categories, once they have been received and settled in reception centres and camps in the different countries, cases of vulnerability have been identified and taken into account by the UNHCR and its partners in the humanitarian action plans to be submitted to donors for material and financial support.

The freedom of movement of refugees is regulated differently in the host countries: in Rwanda, Uganda and the DRC, refugees have the freedom to move and settle in localities of their choice. However, this freedom implies the obligation to take care of themselves, whereas in the camps, the basic needs of refugees, such as housing, food and health, are relatively covered by the UNHCR and its partners. In contrast, in Tanzania and Kenya, refugees have to stay in the camps and are not allowed to move freely. In the various host countries, refugees face difficult or impossible access to identity and travel documents, with the exception of Rwanda.

Regarding logistical support and specific services, the vast majority of Burundian refugees remain dependent on international humanitarian aid as the coverage of their needs remains insufficient since the outbreak of the crisis in 2015. The Covid-19 pandemic has had a negative impact on the lives of refugees both in camps and in urban areas in all countries.

On the security front, some Burundian refugees, including political opponents and human rights defenders, allegedly involved in the 2015 coup attempt, are in the sights of the Burundian government, which is demanding their extradition to Burundi to be tried in Rwanda.

But other threats are manifested in the form of pressure exerted on refugees by the authorities of certain host countries, mainly Tanzania, where refugees are the most mistreated and victims of killings, abduction, extradition and forced disappearance. In the DRC, Burundian refugees remain under threat from multiple armed groups in North and South Kivu.

In terms of economic inclusion and resilience of refugees, host countries, UNHCR and its NGO partners play an important role in the economic inclusion of refugees from the time of their reception and settlement. Comparatively, Rwanda and Uganda are most highly rated by refugees as the countries that offer the best prospects for economic inclusion and resilience compared to Kenya and DRC. Tanzania is seen as the country with the most barriers to inclusion for Burundian refugees.

From the above, it is clear that the countries hosting the refugees, the UNHCR, humanitarian organisations and partner organisations in humanitarian assistance have played their role well in receiving and caring for the refugees. Refugees have generally had access to basic services such as housing, food, education, health and care for vulnerable people.

However, many challenges remain as the majority of refugees remain dependent on humanitarian assistance, which has been underfunded since the crisis began in 2015. On the security front, refugees in Tanzania in particular are subject to multiple forms of pressure to return, including acts of infringement of their security and freedom, in violation of the principle of voluntary repatriation guaranteed by refugee legislation. In the DRC, refugees face the threat of armed groups in South Kivu.

The political changeover in 2020 has led to a significant movement of repatriation of refugees. But for many other refugees, return to their country is not envisaged. They consider that the situation that led to their exile has not changed. Of course, the repatriation of refugees and their socio-economic reintegration into Burundi is the ideal and sustainable solution, but the preconditions of political stability and good governance must be guaranteed to reassure the still reluctant refugees.

The influential actors in Burundi, in the Great Lakes sub-region and at the level of the international community should therefore continue to accompany Burundi in the promotion of good governance and respect for human rights in order to improve the socio-political climate for the voluntary and massive repatriation of refugees.

In the meantime, Burundian refugees who still fear persecution should not continue to be forgotten. Rather, they should benefit more from the protection of the international community, the institutions of the host countries, UNHCR and its partners in the perspective of durable solutions for socio-economic inclusion and resilience in the host countries.

Recommendations are thus formulated and addressed to the Government of Burundi, to the countries of the sub-region that host Burundi and to the international community.

Please find the full analysis below:
Analysis Acat-Burundi on the differentiated application of the conventions for Burundian refugees by the asylum countries sub-region

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REFUGIES BURUNDAIS : UNE APPLICATION DIFFERENCIEE DES CONVENTIONS PAR LES PAYS D’ASILE DE LA SOUS-REGION

Une analyse menée par Acat-Burundi

L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Burundi (ACAT-BURUNDI) a initié cette étude sur les réfugiés burundais dans les pays de la sous-région en se focalisant sur l’application différenciée des conventions par les pays d’asile.

Globalement, l’objectif consiste à mener une analyse comparative sur la situation des réfugiés burundais se trouvant dans certains pays de la sous-région, suite à la crise politique de 2015 au Burundi afin de déterminer les défis et les avantages dont bénéficient ces Burundais dans ces pays d’exil.

Plus spécifiquement, l’étude vise à :

• Montrer le type d’assistance humanitaire reçu par les réfugiés burundais dans ces différents pays ;
• Mettre un accent sur la sécurité et les incidents de sécurité pour les réfugiés urbains et ceux vivant dans les camps dans ces différents pays d’asile ;
• Montrer la résilience des réfugiés burundais dans ces différents pays, les défis, les avantages et opportunités dont bénéficient ces réfugiés pour vivre dans des conditions difficiles d’exil.

Au niveau de l’approche méthodologique, l’étude porte sur la période allant du déclenchement de la crise de 2015 au mois de décembre 2021. Au niveau spatial, les pays d’accueil concernés sont la Tanzanie, la RDC, le Rwanda, l’Ouganda et le Kenya.

Diverses ressources documentaires ont été exploitées comme les rapports des institutions et organisations intervenant dans la protection des droits humains en général et des réfugiés en particulier. Le traitement des données a été effectué en tenant compte du cadre normatif et institutionnel de protection des réfugiés à l’échelle internationale et régionale ainsi que des critères comparatifs identiques, à savoir l’accueil, la sécurité, l’accès aux pièces d’identité et aux documents de voyage, l’appui logistique, l’adaptabilité et la résilience.

La contrainte majeure a été principalement l’impossibilité d’effectuer des descentes dans les camps de réfugiés des pays cibles pour des entretiens individuels ou des focus group et des échanges avec les services gouvernementaux, le HCR et les ONGs intervenant en faveur des réfugiés.

Afin de contourner cette difficulté, des avis et témoignages des réfugiés ont été recueillis à travers un questionnaire portant sur leurs conditions de vie respectives. D’autres témoignages des réfugiés, publiés ou radiodiffusés par les médias, ont été également exploités en vue de compléter les réponses du questionnaire.

En ce qui concerne le cadre normatif et institutionnel de protection des réfugiés, les pays d’accueil des réfugiés burundais ont ratifié la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 et son protocole de 1967.
Sur le plan régional, les mêmes pays d’accueil des réfugiés burundais sont parties à la Convention de l’OUA régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique, adoptée le 10 septembre 1969 et entrée en vigueur le 20 janvier 1974.

Puis, en plus de ces conventions, les Etats membres de l’ONU ont pris des engagements en faveur des réfugiés et des migrants, dans le cadre de la Déclaration de New York, en septembre 2016, dont l’élaboration d’un « Cadre d’action global pour les réfugiés », qui ont abouti à l’adoption du « Pacte mondial sur les réfugiés » par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 17 décembre 2018.

En ce qui concerne les conditions d’accueil des réfugiés burundais dans les pays d’accueil, les intervenants comme le HCR et les organisations partenaires font face aux difficultés de financement de leurs programmes d’aide, aggravées par la pandémie de la Covid-19 depuis le début de l’année 2020.

Concernant les catégories vulnérables, une fois accueillis et installés dans les centres d’accueil et les camps dans les différents pays, des cas de vulnérabilité ont été relevés et pris en compte par le HCR et ses partenaires dans les plans d’actions humanitaires à soumettre aux donateurs pour appui matériel et financier.

La liberté mouvement des réfugiés est différemment réglementée dans les pays d’accueil : au Rwanda, en Ouganda et en RDC, les réfugiés ont la liberté de circuler et de s’installer dans des localités de leurs choix. Cette liberté implique cependant l’obligation de se prendre en charge alors que dans les camps, les besoins de première nécessité des réfugiés, comme le logement, la nourriture, la santé, sont relativement couverts par le HCR et ses partenaires. Par contre, en Tanzanie et au Kenya, les réfugiés doivent rester dans les camps et n’ont pas le droit de circuler librement. Dans les différents pays d’accueil, les réfugiés sont confrontés à l’accès difficile ou impossible aux pièces d’identité et aux documents de voyage, à l’exception du Rwanda.

Concernant l’appui logistique et les services spécifiques, la grande majorité des réfugiés burundais reste sous la dépendance de l’aide humanitaire internationale au moment où la couverture de leurs besoins demeure insuffisante depuis l’éclatement de la crise en 2015. La pandémie de la Covid-19 a eu un impact négatif sur la vie des réfugiés tant dans les camps que dans les milieux urbains dans tous les pays.

Sur le plan sécuritaire, certains réfugiés burundais, parmi les opposants politiques et les Défenseurs des droits humains, présumés impliqués dans la tentative de coup d’Etat de 2015, sont dans la ligne de mire du Gouvernement burundais qui réclame auprès des pays les hébergent, le Rwanda notamment, leur extradition pour être jugés au Burundi.

Mais d’autres menaces se manifestent sous forme de pression exercée sur les réfugiés par les autorités de certains pays d’accueil comme la Tanzanie principalement où les réfugiés sont les plus maltraités et victimes des tueries, d’enlèvement, d’extradition, de disparition forcées. En RDC, les réfugiés burundais restent sous la menace de multiples groupes armés qui existent dans le Nord et le Sud-Kivu.

Au niveau de l’inclusion économique et de la résilience des réfugiés, les pays d’accueil, le HCR et ses ONGs partenaires jouent un rôle important dans l’inclusion économique des réfugiés dès leur accueil et installation. Comparativement, le Rwanda et l’Ouganda sont les mieux appréciés par les réfugiés comme les pays qui offrent les meilleures perspectives d’inclusion économique et de résilience par rapport au Kenya et à la RDC. La Tanzanie est considérée comme le pays où les obstacles à l’inclusion des réfugiés burundais sont plus nombreux.

De tout ce qui précède, il ressort que les pays qui hébergent les réfugiés, le HCR, les organisations humanitaires et les organisations partenaires dans l’assistance humanitaire ont bien joué leur rôle dans l’accueil et la prise en charge des réfugiés. Ces derniers ont généralement eu accès aux services de base comme le logement, l’alimentation, l’éducation, la santé, à la prise en charge des personnes vulnérables.

Toutefois, des défis restent nombreux  car la majorité des réfugiés reste sous la dépendance humanitaire dont le financement reste insuffisant depuis le début de la crise en 2015. Sur le plan sécuritaire, les réfugiés se trouvant en Tanzanie font particulièrement l’objet de multiples formes de pression visant à les forcer à rentrer, y compris des actes d’atteinte à leur sécurité et liberté, en violation du principe de rapatriement volontaire garanti par les textes régissant les réfugiés. En RDC, les réfugiés font face à la menace des groupes armés dans le Sud-Kivu.

L’alternance politique de 2020 a occasionné un mouvement important de rapatriement des réfugiés. Mais pour bien d’autres réfugiés, le retour au pays n’est pas envisagé. Ils considèrent que la situation qui est à la base de leur exil n’a pas changé. Certes, le rapatriement des réfugiés et leur réinsertion socio-économique au Burundi est la solution idéale et durable mais des préalables de stabilité politique et de bonne gouvernance doivent être garantis pour rassurer les réfugiés encore réticents.

Les acteurs influents au Burundi, dans la sous-région des grands lacs et au niveau de la communauté internationale, devraient donc continuer d’accompagner le Burundi dans la promotion de la bonne gouvernance et du respect des droits humains pour assainir un climat socio-politique favorable au rapatriement volontaire et massif des réfugiés.

En attendant, les réfugiés burundais qui craignent encore la persécution ne doivent pas continuer de tomber dans l’oubli. Ils devraient plutôt bénéficier davantage de la protection de la communauté internationale, des institutions des pays d’accueil, du HCR et de ses partenaires dans la perspective des solutions durables d’inclusion socio-économique et de résilience dans les pays hôtes.

Des recommandations sont ainsi formulées et adressées au Gouvernement du Burundi, aux pays de la sous région qui hébergent le Burundi ainsi qu’à la Communauté internationale.

Veuillez trouver en bas l’intégralité de l’étude en bas :
Analyse Acat- Burundi sur l’application différenciée pour les réfugiés burundais des conventions par les pays d’asile de la sous-région

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RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS ET ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS RECENSE PAR ACAT BURUNDI POUR MAI 2022

Durant le mois de mai 2022, seize (16) cas d’assassinats, un (1) cas d’enlèvement, dix (10) cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales ainsi que six (6) cas d’atteintes à l’intégrité physique ont pu être répertoriés par ACAT-BURUNDI comme violations et atteintes aux droits de l’homme au Burundi.

Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport :
Rapport mensuel des violations et atteintes aux droits de l’homme recensé par Acat-Burundi pour mai 2022

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DECLARATION DE L’ACAT-BURUNDI SUR LES IRREGULARITES PROCEDURALES DANS LE TRAITEMENT DES DOSSIERS DES PRISONNIERS POLITIQUES : CAS DES MILITAIRES ARRETES APRES L’ ATTAQUE DU CAMP MILITAIRE DE MUKONI DE JANVIER 2017

Dans nos différentes publications, ACAT-BURUNDI a toujours dénoncé une lenteur prononcée dans le traitement des dossiers judiciaires des détenus poursuivis pour des crimes à caractère politique . ACAT-BURUNDI va d’une manière continuelle porter à la connaissance de l’opinion les cas des détenus dont leurs dossiers sont gardés dans les tiroirs des juridictions et qui connaissent pour le moment des délais déraisonnables sans qu’ils soient traités par les juridictions saisies.
Par la présente, ACAT-BURUNDI voudrait encore une fois interpeller les autorités habilitées sur la lenteur observée dans le traitement des affaires judiciaires n° RPC 3789, 3795 et 3796 opposant le Ministère Public aux prévenus accusés dans l’affaire relative à l’attaque du camp militaire de MUKONI.
Pour bien éclairer la lanterne du lecteur, nous allons commencer par rappeler les faits entourant le contexte de leur arrestation jusqu’à l’état actuel de la procédure. Ensuite suivront les irrégularités constatées et enfin les recommandations .

Veuillez trouver en bas l’intégralité de la déclaration :
Déclaration de l’Acat-Burundi sur les irrégularités procédurales dans le dossier judiciaire relatif à l’attaque du camp de Mukoni en Janvier 2017

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