RAPPORT DE MONITORING DE VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS POUR LE MOIS DE NOVEMBRE 2018

Acat-Burundi et d’autres organisations des droits de l’homme ne cessent de donner un crime d’alarme au moment où le Burundi reste le théâtre des violations graves des droits de l’homme. Le phénomène récurrent des corps sans vie découverts dans divers endroits comme les rivières, les buissons puis enterrés hâtivement par des responsables administratifs met en exergue une complicité présumée des hautes autorités avec les criminels.
Dans un contexte où la justice dépend de l’exécutif, l’aboutissement des enquêtes menées par le Ministère public sur des cas d’assassinats ou de disparitions forcées reste hypothétique en particulier lorsque les victimes sont des opposants politiques ou des défenseurs des droits de l’homme.
L’appareil judiciaire s’avère également impuissant face aux nombreux cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales opérées par des agents de l’administration, du Service National de Renseignement ou des policiers en complicité avec les jeunes IMBONERAKURE en violation de la procédure qui régit la chaine pénale au Burundi.
Au regard de cette situation, les autorités burundaises doivent prendre conscience de la gravité de la situation et fournir un effort pour mettre fin aux récurrentes violations des droits humains.
Pour la période couverte par le présent rapport à savoir le mois de novembre 2018, 22 cas d’assassinats, 6 cas de disparitions forcées,50 cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales, ainsi que 4 cas d’atteintes à l’intégrité physique dont 4 cas de torture, ont pu être répertoriés.
Veuillez trouver en intégralité le rapport de l’Acat-Burundi pour le mois de novembre 2018 :
Rapport sur les violations des droitsde l’homme du mois de novembre 2018

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DEFIANCE DU GOUVERNEMENT BURUNDAIS VIS-A-VIS DES INSTITUTIONS DES DROITS DE L’HOMME

Acat-Burundi a appris avec indignation la décision du gouvernement du Burundi d’arrêter les activités de l’Office du Haut-Commissariat aux droits de l’homme au Burundi. Bujumbura avait déjà suspendu toute collaboration avec le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme depuis octobre 2016 après de nombreuses manifestations publiques appelés par les autorités ou le parti au pouvoir pour s’insurger contre les activités de l’office qui était « assimilé au colonisateur voulant s’ingérer dans la vie du pays , l’accusant particulièrement de « complicité » dans la rédaction d’un rapport de l’ONU imputant au pouvoir burundais des « violations graves » des droits de l’homme et mettant en garde contre de possibles « crimes contre l’humanité. »
La note annonçant la fermeture a été remise le mercredi 5 décembre au coordinateur résident de l’ONU au Burundi. Garry Conille est chargé de la transmettre à la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.
« Tout le personnel international doit être redéployé immédiatement, et l’Office a deux mois pour faire ses valises et fermer définitivement ses portes », a ajouté une source onusienne, sous couvert de l’anonymat à l’Agence Française de Presse (AFP).
Tout observateur avisé pourrait se demander les intentions du gouvernement dans un pays où se commettent de graves violations des droits humains aux allures des crimes contre l’humanité et du génocide ? Actuellement des messages d’une haine viscérale appelant à l’extermination particulièrement des tutsis et les opposants hutus se diffusent sur les réseaux sociaux pour des personnes qui se disent défendre les hutus répétant constamment le nom du Président Pierre Nkurunziza comme leur sauveur ce qui montre le lien existant entre ces personnes et le Président Nkurunziza, rappelons aussi que ces messages d’appel à la violence ne sont jamais condamnés d’où une certaine acceptation par le pouvoir actuel.
« Tout semble indiquer que le gouvernement écarte peu à peu tous les témoins gênants (…), ce qui ne nous rend guère optimistes pour l’avenir », a regretté la source onusienne.
Acat-Burundi reste préoccupé par l’évolution inquiétante de la dégradation des droits de l’homme au Burundi, elle en appelle à tout un chacun de prendre ses responsabilités pour éviter que l’irréparable ne soit commis.

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DECLARATION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE DEMANDANT L’AQUITTEMENT DE GERMAIN RUKUKI

Ces organisations ont fait remarquer qu’en date du 26 novembre 2018 s’est tenue l’audience en appel du défenseur des droits humains Germain Rukuki à Ngozi devant la cour d’Appel de Bujumbura. Aucun incident de sécurité n’a été reporté à cette occasion. La Cour a pris l’affaire en délibéré et la décision devrait être rendue dans les 30 prochains jours.
M. Rukuki a été arrêté le 13 juillet 2017 par le Service National du Renseignement (SNR) et condamné injustement à 32 ans d’emprisonnement le 26 avril 2018 à la suite d’un procès caractérisé par de graves violations du droit à un procès équitable. Condamné pour rébellion, atteinte à l’autorité de l’Etat, participation à un mouvement insurrectionnel et réception de contributions et de fonds d’organisations étrangères, il a interjeté appel de sa condamnation le 29 mai et a demandé sa libération sous caution le 26 juin afin de recevoir un traitement médical adéquat et une réhabilitation complète dans un hôpital après s’être fracturé la cheville en prison.
Veuillez trouver en bas l’intégralité de la déclaration :
Declaration des organisations des droits de l’homme lors de la comparution de Germain RUKUKI devant la Cour d’Appel

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LES ETATS UNIES GARDENT L’ETAT D’URGENCE POUR LE BURUNDI

Le Président des Etats-Unis Mr Donald Trump a annoncé que le Burundi reste un pays dont la sécurité n’est pas assurée d’où la nécessité d’un état d’urgence national au Burundi.
Cette mesure avait déjà été prise en 2015 après l’éclatement de la crise politique liée au troisième mandat illégal du Président Nkurunziza Pierre.
Selon Président Trump « « La situation au Burundi constitue toujours une menace exceptionnelle à la sécurité nationale et à la politique extérieur des USA », les Etats Unis considèrent que cet état d’urgence pour le Burundi doit continuer après la prise de position dans ce cens qui avait été annoncé le 22 novembre 2015.

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RAPPORT DE MONITORING DE VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS DE L’ACAT-BURUNDI POUR LE MOIS D’OCTOBRE 2018

« A quand la cessation des violations graves des droits de l’homme au Burundi ? »

Pour le mois d’octobre 2018, Acat-Burundi a pu répertorier 27 cas d’assassinats, 3 cas de disparitions forcées, 15 cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales, ainsi que 12 cas d’atteintes à l’intégrité physique dont 4 cas de torture.
A côté de ces violations énoncées en haut, Acat- BURUNDI a pu documenter au cours de ce mois d’octobre 2018 des violations commises sur les détenus dans les maisons d’arrêts et a constaté qu’un traitement spécial est réservé aux détenus poursuivis pour des infractions à caractère politique.
En effet, il s’observe toujours des traitements inhumains et dégradants infligés à certains prisonniers par leurs paires imbonerakure sous l’œil complice de l’administration pénitentiaire. Ils sont tabassés au su et au vu de l’administration par ces derniers ou encore mis au cachot par décision arbitraire de ces mêmes individus.
Veuillez trouvez en bas l’intégralité du rapport :
Rapport sur les violations et atteintes aux droits de l’homme du mois d’octobre 2018

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RAPPORT D’ACTIVITES DE LA CB CPI POUR LES MOIS DE SEPTEMBRE ET OCTOBRE 2018

La CB-CPI dont Acat-Burundi est membre publie un rapport du mois de Septembre et octobre 2018 où elle informe les victimes des atrocités constatées par la commission d’enquête des nations unies sur le Burundi dans son rapport rendu public en septembre 2018, que le caractère continu des violations et le rôle grandissant des violations commises par la milice gouvernementale, les Imbonerakure. Le mandat de cette commission ayant été renouvelé deux fois, cela constitue un motif d’espoir que tôt ou tard il y aura justice et les auteurs de ces crimes seront punis conformément à la loi à travers cette reconnaissance internationale des atrocités commises aux milliers de victimes burundaises.
Dans ce rapport, la CB CPI se limite sur le contexte dans lequel a fonctionné et continue à fonctionner la commission et les violations qu’elle a constatées tandis que dans les rapports des mois prochains nous allons pointer du doigt les auteurs et l’impact des résultats de la commission.
Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport:
Rapport CB-CPI du mois de Septembre et octobre 2018

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