Déclaration conjointe à l’occasion de la Journée internationale de l’avocat·e en danger

À l’occasion de la Journée internationale de l’avocat·e en danger, célébrée le 24 janvier, des organisations burundaises de défense des droits humains, dont l’ACAT-Burundi, expriment leur vive préoccupation face aux menaces, aux sanctions et aux représailles subies par des avocats burundais en raison de l’exercice légitime de leur profession et de leur coopération avec les mécanismes internationaux de protection des droits humains.
La déclaration rappelle que l’indépendance et la protection des avocats sont garanties par les Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle des avocats ainsi que par la Convention contre la torture, à laquelle le Burundi est partie. Ces instruments imposent à l’État l’obligation de protéger toute personne contre les représailles liées au dépôt de plaintes ou à la coopération avec les organes internationaux des droits humains.
Les organisations signataires soulignent en particulier une décision majeure du Comité contre la torture des Nations Unies, adoptée le 21 novembre 2025, dans laquelle le Comité a constaté que l’État du Burundi avait violé ses obligations internationales en exerçant des représailles contre quatre avocats burundais: Me Dieudonné Bashirahishize, Me Armel Niyongere, Me Vital Nshimirimana et Me Lambert Nigarura en raison de leur coopération avec le Comité. Cette décision reconnaît les conséquences graves de ces représailles sur leur vie professionnelle, personnelle et leurs droits fondamentaux, et dénonce également le refus persistant de l’État de coopérer avec la procédure de communications individuelles.
En conséquence, les organisations appellent les autorités burundaises à exécuter pleinement et sans délai cette décision, à rétablir les droits professionnels des avocats concernés, à garantir une réparation intégrale et à mettre en place des garanties effectives de non-répétition. Elles invitent également la communauté internationale et les organisations professionnelles d’avocats à renforcer le suivi et les mécanismes de protection des avocats en danger et en exil. La protection des avocats est une condition essentielle de l’accès à la justice, de l’État de droit et du respect effectif des droits humains au Burundi.
Veuillez trouver en bas l’intégralité de la déclaration:

Déclaration conjointe pour la journée avocat-e en danger du 24 janvier 2025

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