CAMPAGNE DE L’ACAT-BURUNDI DE DESENGORGEMENT DES PRISONS

JOUR 4

En cette quatrième journée de la campagne, ACAT – BURUNDI se focalise sur les conséquences de la surpopulation carcérale sur la santé des détenus et l’impact de la détention arbitraire sur l’économie des ménages et du pays.
Le surpeuplement des établissements pénitentiaires est la source de l’insalubrité et conséquemment des maladies. Les maladies contagieuses se propagent très rapidement surtout que les dispensaires qui se trouvent dans les prisons disposent des moyens très limités pour faire face à ces maladies. Le cas de la maladie qui s’est manifestée le mois passé dans la prison de Ngozi et qui a emporté la vie de plusieurs détenus illustre cette situation. Cette campagne est menée au moment où le monde entier confronte une crise sanitaire sans précédent due au CORONA VIRUS. La distanciation sociale est l’un des moyens de lutter cette pandémie qui n’a jusqu’à présent ni vaccin, ni médicament.
Les pays ont pris des mesures barrières parmi lesquelles le désengorgement des prisons pour éviter sa propagation. Notre pays n’a pas des spécificités pour ne pas prendre les mêmes mesures étant donné que nos établissements pénitentiaires sont largement dépassés par des effectifs encombrants.
L’effectif élevé des détenus a des effets néfastes sur l’économie du pays étant donné que celui – ci doit dépenser beaucoup pour assurer la survie des prisonniers même si les subsides sont encore insuffisants ce qui explique d’ailleurs les conditions déplorables dans lesquelles vivent les détenus.
Il sied de signaler également que l’emprisonnement prive la personne détenue l’accès à ses activités quotidiennes et conséquemment freine la croissance économique des ménages et l’économie du pays en souffle d’une manière ou d’une autre.

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