Rapport de monitoring des violations des droits des personnes privées de liberté recensé par ACAT-Burundi pour Avril à Juin 2025

Ce rapport met en lumière une situation carcérale alarmante au Burundi, marquée par de nombreuses violations des droits humains dans les établissements pénitentiaires.
Des cas de torture, de mauvais traitements, de violences policières et de détentions dans des conditions inappropriées sont rapportés. Des exemples choquants incluent l’exécution extrajudiciaire de Jean Marie Hakizimana à Gitega, la détention prolongée d’Innocent Ntirandekura sans soins médicaux, et l’abandon de malades mentaux comme Irankunda Éric sans prise en charge.
Malgré de timides améliorations à Mpimba ou Ruyigi, la majorité des prisons manquent de soins adéquats. Des détenus sont morts de maladies évitables comme l’hépatite à Mpimba, illustrant l’urgence d’un renforcement du système de santé carcéral.
Des arrestations illégales pour des motifs politiques sont fréquentes. Des militants du CNL, des civils et même des femmes avec nourrissons sont détenus sans base légale, illustrant une instrumentalisation de la justice à des fins de répression.
Des pénuries récurrentes de nourriture et de bois de cuisson affectent gravement la santé des détenus, notamment à Gitega, Ruyigi et Mpimba. Certains aliments sont distribués en quantité insuffisante ou de mauvaise qualité.
Le traitement des dossiers est marqué par des retards prolongés, même pour des détenus ayant déjà purgé leur peine. À Mpimba, aucune commission judiciaire ne se présente, aggravant la situation des détenus.
Les prisons hébergent presque trois fois plus de détenus que leur capacité. En juin 2025, plus de 11 437 détenus étaient recensés dans des établissements conçus pour 4 150, avec des taux de surpopulation allant jusqu’à 791 % à Muramvya.
En définitive, la situation carcérale au Burundi est critique. ACAT-Burundi appelle à la fin des traitements inhumains, au respect du droit à la santé, à la libération des détenus arbitraires et à des réformes urgentes. Le gouvernement est invité à respecter les textes nationaux et internationaux, tandis que la communauté internationale doit rester vigilante et soutenir les initiatives pour les droits humains.
Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport trimestriel :

Rapport de monitoring des violations des droits des personnes privées de liberté pour Avril à Juin 2025

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