5 eme ROUND DU DIALOGUE INTER-BURUNDAIS : LE CNDD FDD ET SON GOUVERNEMENT PEU SOUCIEUX DU REGLEMENT DE LA CRISE POLITIQUE

Alors que le gouvernement du Burundi avait promis à la médiation de participer à la session du 5 eme round de dialogue inter-burundais qui devait se dérouler à Ngurdoto en tanzanie en date du 24 au 29 octobre 2019, le CNDD FDD , le gouvernement et les partis de la mouvance présidentielle ont boycotté la session .

“Il n’y a pas de délégation qui représente le gouvernement du Burundi. Nous avons adressé une note au facilitateur Benjamin Mkapa pour demander que la session soit reportée et tenue après le mois d’octobre dédié au deuil en mémoire de Rwagasore et Ndadaye. Nous n’avons pas encore eu de réponse. Donc nous attendons toujours”, a indiqué Mr Prosper Ntahorwamiye, porte-parole du gouvernement du Burundi.
“Le parti demande constamment au gouvernement et à la facilitation de se convenir sur les personnes qui prendront part à la session”, explique Nancy Ninette Mutoni, porte-parole du CNDD-FDD.
Cela démontre encore une fois de la mauvaise foi du pouvoir de Bujumbura qui semble tirer profit de la crise politique que vit le Burundi.
Toutefois, les membres de l’opposition interne et externe ont répondu à l’invitation. Le facilitateur Benjamin Mkapa a décidé d’avancer avec ces derniers seulement, il a montré son incapacité à faire venir le gouvernement sur la table du dialogue.
Il est important de préciser que dans une lettre adressée à la médiation, des personnalités de l’opposition et de la société civile poursuivies par la justice burundaise précisent ne pas soutenir un compromis libérant le pouvoir de Bujumbura de ses responsabilités. «Nous ne sommes pas demandeurs d’une amnistie qui aurait pour contrepartie une amnistie générale qui déchargerait les criminels au pouvoir à Bujumbura qui sont en train de commettre des crimes contre l’humanité ». Ils avaient eu l’information que la facilitation allait abonder dans ce sens.
Dans cette correspondance, Léonidas Hatungimana ancien porte-parole du président Nkurunziza qui a représenté ces personnalités sous mandats d’arrêts internationaux émis par Bujumbura, il a précisé que leur préoccupation demeure que les auteurs de crimes relevant de la CPI (Cour Pénale Internationale) soient jugés.

Durant cette session, les participants présents (opposition uniquement) ont été appelés par la médiation à élaborer une feuille de route en tenant compte de celle de Kayanza mise en place par le pouvoir et d’Entebbe qui avait été proposée par l’opposition.

A l’état actuel des choses, il est difficile de dire que les Burundais peuvent espérer une solution à la crise sans la participation du pouvoir. Raison pour laquelle les Burundais et la communauté internationale doivent réfléchir sur la manière de faire pression sur le gouvernement pour qu’il participe et que la médiation de l’Afrique de l’est qui a connu des difficultés dans cette mission passe le relais à une médiation déterminée à mettre fin à la crise.

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