Etude sur les Irrégularités dans les prisons de Ngozi, Gitega, Ruyigi et Rumonge

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet “Acat au service des personnes privées de liberté » l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (Acat Burundi) avec l’appui financier de KIOS, une organisation Finlandaise pour la défense des droits humains a organisé une étude sur les irrégularités dans certaines prisons du Burundi, afin de s’enquérir et constater l’état de détention des personnes vulnérables, prévenues ou détenues.

Il s’agit donc de mettre en lumière aussi bien la façon dont les personnes jugées a priori vulnérables, telles que les mineurs, les femmes enceintes, les personnes âgées ou malades, etc., voient leur situation globale se dégrader sous l’effet de la détention que la façon dont la détention affecte, voire fragilise, des personnes que l’on pourrait considérer a priori sans problèmes.

La vulnérabilité est donc définie comme la situation d’une personne confrontée à un ensemble de facteurs qui la rendent plus susceptible d’être atteinte dans son intégrité morale, mentale ou physique.

Ce petit manuel parle de la situation réelle des prisons de Ngozi, Gitega, Ruyigi et Rumonge et rassemble les principales règles de protection des personnes vulnérables, prévenues ou détenues, contenues dans les instruments juridiques internationaux et dans les textes de droit interne.
Le Burundi fait face à de nombreuses difficultés en matière de gestion du système carcéral. Des établissements surpeuplés, un personnel peu et pas très qualifié, des infrastructures insuffisantes, et un manque général de moyens et de matériel ont créé des conditions difficiles.
Il importe de souligner que quelques irrégularités bien qu’ils n’étaient pas dans notre objectif ont retenus notre attention, ils s’agissaient entre autres des personnes qui ont été condamnées à la peine capitale sous le régime de l’ancien code pénal et jusqu’à présent aucun texte de loi pouvant la commuer à la perpétuité, ainsi que l’absence d’une police pénitentiaire sous l’autorité de la Direction Générale des affaires pénitentiaire ce qui provoque un grand disfonctionnement et le retard dans le traitement des dossiers. .
Point n’est besoin de rappeler que le gouvernement a l’obligation d’améliorer le séjour des détenus en leur assurant la santé, la nourriture, les meilleures conditions d’hygiène et la sécurité.
Malheureusement, la surpopulation actuelle des prisons ne permet pas de garder les détenus en toute dignité humaine et leur intégrité morale et physique sont souvent entamées, ce qui détériore leurs conditions de vie. Dans presque toutes les maisons d’arrêts au Burundi, Il est pratiquement impossible de séparer les jeunes, les femmes, les hommes, les malades les détenus et les condamnées.
La plupart de ces prisons sont vieilles, grâce à l’appui du BINUB/PNUD, certaines maisons de détention ont subi des travaux de rénovation depuis un certain temps mais le chemin est encore long pour parvenir au standard confortable.

Lire intégralement le rapport : Rapport de l’étude des irrégularités dans les prisons ciblés par le projet

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