RAPPORT SUR LE MONITORING DES VIOLATIONS DES DROITS DES PRISONNIERS POUR AVRIL 2021


Comme il est d’usage, ACAT-BURUNDI a documenté les violations des droits humains des personnes privées de liberté en général et ceux poursuivis pour des crimes à caractère politique en particulier durant le mois d’avril 2021.
Au cours de cette période concernée par ledit rapport, des violations des droits des prisonniers dont la maltraitance physique , des mauvaises conditions de détention dues à la surpopulation carcérale et des détentions arbitraires ont été recensées dans les établissements pénitentiaires de Rumonge, Bururi, Rutana, Bubanza, Ruyigi, Gitega, Muramvya, Muyinga et la prison de Bujumbura.
Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport :
Rapport sur le monitoring des violations des droits des prisonniers du mois d’avril 2021

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RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS POUR AVRIL 2021


Au cours du mois d’Avril 2021, Acat-Burundi a recensé quarante-trois (43) cas d’assassinats, trois (3) cas d’enlèvements, dix-sept (17) cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales ainsi que onze (11) cas d’atteintes à l’intégrité physique .

Les victimes de ces violations restent en majorité des opposants au Gouvernement et/ou au parti au pouvoir (le Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie-CNDD-FDD) ou des personnes perçues comme tels : membres de partis politiques d’opposition (en particulier du Congrès National pour la Liberté(CNL),le parti fondé par l’ancien leader des FNL, Agathon RWASA et du Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie (MSD),les sympathisants de groupes armés d’opposition , des burundais tentant de fuir le pays et de ce fait suspectés de rejoindre ces groupes , ou journalistes et membres d’organisations de la société civile. Les agents de l’Etat à l’instar des policiers, des agents du Service National de Renseignement (SNR) associés aux miliciens Imbonerakure jeunes affiliés au parti au pouvoir le CNDD-FDD, sont pointés du doigt comme les auteurs présumés de ces violations massives des droits de l’homme.

L’impunité est devenue un mode de gouvernance au profit des auteurs présumés de ces violations qui semblent être à l’abri des poursuites judiciaires.

Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport en bas :

Rapport de monitoring des violations des droits humains recensé par Acat-Burundi pour avril 2021

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LIBERER Germain RUKUKI, OPPORTUNITE A SAISIR POUR LE BURUNDI


Par  Mary Lawlor, Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les défenseurs des droits humains dans une tribune accordée par Jeune Afrique.

La visite en Europe du ministre burundais des Affaires étrangères est l’occasion de plaider la cause de Germain Rukuki, défenseur des droits humains emprisonné depuis quatre ans.

Au cours des prochains jours, le ministre burundais des Affaires étrangères, Albert Shingiro, arrive en Europe pour rencontrer de hauts responsables du gouvernement. Ceux-ci pourraient vouloir lui poser des questions sur Germain Rukuki, qui purge actuellement une peine de trente-deux ans de prison au Burundi pour son action pacifique en faveur des droits humains. Il en a déjà purgé près de quatre, loin de sa femme et de ses trois fils, dont le dernier – qu’il n’a jamais vu – est né après son arrestation.

Défenseur des droits humains

Germain Rukuki n’est pas un criminel. Il est reconnu internationalement pour son travail en faveur des droits humains dans la région, sur tout le continent et au-delà.  Il est également le fondateur de Njabutsa Tujane, un groupe communautaire qui lutte contre la pauvreté et améliore l’accès aux soins à la santé. Au moment de son arrestation en juillet 2017, il était employé de l’Association des juristes catholiques du Burundi (AJCB). Pendant de nombreuses années, il a travaillé comme comptable pour l’Acat-Burundi, une organisation qui fait campagne contre la torture et la peine de mort.  

IL A ÉTÉ CONDAMNÉ À LA PEINE LA PLUS LOURDE JAMAIS INFLIGÉE À UN DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS DANS L’HISTOIRE DU PAYS

J’ai reçu des rapports inquiétants sur son procès qui s’est déroulé à huis clos dans la prison de Ngozi, dans le nord du pays. Des charges ont été retenues contre lui à la dernière minute sans qu’une véritable enquête ait été menée, et ses avocats n’ont pas eu accès à certaines parties du dossier. Considéré coupable de « rébellion », de « menace à la sécurité de l’État », d’« atteinte à l’autorité de l’État » et de « participation à un mouvement insurrectionnel », il a été condamné à la peine la plus lourde jamais infligée à un défenseur des droits humains dans l’histoire du pays.

Les peines de longue durée prononcées à l’encontre des défenseurs des droits humains peuvent être dévastatrices pour eux, leurs familles et le mouvement national de défense de ces droits. Certains gouvernements utilisent cette tactique pour réduire au silence ceux œuvrant en ce sens et pour dissuader les autres de s’engager sur cette voie. 

Depuis que j’ai pris mes fonctions, il y a un an, j’ai entendu des défenseurs des droits humains du monde entier me raconter la manière dont leurs collègues ont été emprisonnés à tort, souvent pendant de nombreuses années. Mon prochain rapport à l’Assemblée générale des Nations unies, dans le courant de l’année, portera sur ces violations commises par plusieurs pays, dont le Burundi. 

L’Union européenne et ses États membres affirment que les droits humains et ceux les défendant sont importants. Les fonctionnaires qui rencontreront le ministre des Affaires étrangères du Burundi cette semaine devraient évoquer avec lui le cas de Germain Rukuki et lui rappeler que les défenseurs des droits humains ne doivent pas être pris pour cible en raison de leur travail.

Une libération immédiate et sans condition

Germain Rukuki n’est pas le seul défenseur des droits humains emprisonné au Burundi. Comme beaucoup d’autres États à travers le monde, le gouvernement de ce pays en inculpe d’autres pour des motifs fallacieux, leur accorde un procès inéquitable, puis les condamne à de nombreuses années de prison.  

Il s’agit, rappelons-le, de personnes qui défendent pacifiquement les droits des autres. Mon mandat a été établi par les Nations unies pour conseiller les États sur qui est ou n’est pas un défenseur des droits humains. Je sais que Germain Rukuki en est un, qu’il doit être libéré immédiatement et sans condition. Je continuerai à soulever son cas auprès du gouvernement du Burundi jusqu’à ce qu’il soit libéré. 

L’année dernière, avec d’autres experts indépendants de l’ONU, j’ai écrit au gouvernement du Burundi, soulignant l’arrestation injuste de Germain Rukuki et les irrégularités de son procès. Nous avons demandé sa libération immédiate. 

LA COUR SUPRÊME DU BURUNDI A REJETÉ LE VERDICT DE LA COUR D’APPEL CONFIRMANT SA CONDAMNATION

Dans un geste qui offre une lueur d’espoir pour commencer à réparer cette injustice flagrante, en juillet 2020, la Cour suprême du Burundi a rejeté le verdict de la Cour d’appel confirmant sa condamnation, et a demandé une nouvelle audience en appel. Elle est actuellement en train de délibérer sur l’affaire. 

Cette nouvelle audience offre au gouvernement une issue à l’impasse actuelle, une occasion de laisser Germain Rukuki retourner auprès de sa famille et à son travail. Les responsables européens devraient insister auprès du ministre des Affaires étrangères du Burundi pour que les autorités de son pays la saisissent. 

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DECLARATION DE L’ACAT-BURUNDI SUR LA MISE EN ŒUVRE DE LA GRACE PRESIDENTIELLE DU 05 MARS 2021


ACAT- BURUNDI a suivi le processus de mise en œuvre de la grâce présidentielle qui a été décrété le 05 mars 2021 et dont les premiers prisonniers ont été libérés le 26 avril 2021 dans les différentes prisons du Burundi.

Vous trouverez nos observations dans la déclaration en bas :
Déclaration de l’Acat-Burundi sur la mise en œuvre de la mesure de grâce présidentielle du 5 mars 2021

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POSITION DE LA SOCIETE CIVILE INDÉPENDANTE EN RAPPORT AVEC LE DIALOGUE ENTRE LE GOUVERNEMENT DU BURUNDI ET L’UNION EUROPEENNE


La société civile burundaise indépendante a montré sa position par rapport au dialogue entre le gouvernement du Burundi et l’Union Européenne pour la levée des mesures prises en 2016 , en application de l’article 96, paragraphe 2 au point a) en vertu duquel «  ces mesures sont levées dès que les raisons qui les ont motivés disparaissent. »
Ces organisations démontrent que toutes les raisons ayant motivé la prise de ces mesures ,au lieu de disparaître, se sont exacerbées. Hormis quelques changements qui ne sont pas significatifs, les éléments essentiels de l’accord de partenariat ACP-UE, visés en son article 9 . à savoir le respect des droits de l’homme , des principes démocratiques et de l’État de Droit ne sont pas toujours respectés comme on le trouve dans différents rapports des ONGs locales et internationales et des Etats.

Veuillez trouver en bas l’intégralité de la position de la Société civile indépendante burundaise :
Position de la SC indépendante en rapport avec le dialogue entre le gouvernement du Burundi et l’UE

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DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE BURUNDAISE INDEPENDANTE A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU 6eme ANNIVERSAIRE DE LA LUTTE POUR LA LEGALITE CONSTITUTIONNELLE


Dans le cadre de la commémoration du sixième anniversaire du début des manifestations pacifiques contre le troisième mandat de Président Pierre Nkurunziza qui se sont heurtées à une répression sanglante contre la jeunesse burundaise, les opposants politiques, les membres de la société civile et tout citoyen opposé à la violation des textes fondateurs de la vie socio-politique burundaise ; les conséquences de cette crise frappent encore le Burundi.
Les organisations de la Société civile burundaise dont Acat-Burundi engagées dans le vaste mouvement citoyen pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation et la Constitution de la République de 2005 ont rappelé le contexte de leur lutte et ont appelé différents acteurs à s’impliquer davantage pour la restauration d’un Etat de Droit au Burundi .

Veuillez trouver en bas l’intégralité de la déclaration :
Déclaration de la SC pour la commémoration du début de la lutte pour la légalité constitutionnelle et le respect de l’accord pour la paix et la réconciliation

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RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS DES DROITS DES PRISONNIERS POUR FEVRIER ET MARS 2021


Au cours de cette période concernée par ce rapport, le constat est que les détenus poursuivis pour des crimes à caractère politique continuent d’être ciblés. Leurs dossiers sont traités avec une lenteur démesurée et avec mauvaise foi. Les maisons d’arrêts regorgent encore des détenus acquittés, ceux qui ont bénéficié des différentes mesures de grâce présidentielle et ceux qui ont purgé leurs peines. La dernière mesure de grâce prise par décret le 5 mars 2021 est entrain de connaître un retard dans sa mise en œuvre.
Les responsables des établissements pénitentiaires semblent jouer la carte de la complicité en assistant en spectateurs indifférents aux mauvais traitements infligés aux personnes détenus opérées par les jeunes Imbonerakure qui se cachent derrière le comité de sécurité en violation de la loi et du règlement qui régissent les établissements pénitentiaires au Burundi.

Au regard de cette situation, les autorités burundaises doivent prendre conscience de la gravité de la situation et fournir un effort pour mettre fin aux récurrentes violations des droits humain.
Rapport de monitoring de violations des droits des prisonniers pour février et mars 2021

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RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS RECENSE PAR ACAT-BURUNDI POUR MARS 2021


Acat-Burundi a continué à recenser des cas de violations des droits de l’homme, des cas d’assassinats, enlèvements, arrestations arbitraires et d’atteintes à l’intégrité physique. Le phénomène des corps sans vie découverts dans différentes régions du pays et enterrés hâtivement met en exergue une complicité présumée des hautes autorités avec les criminels .

Les opposants continuent de subir des intimidations et des arrestations arbitraires.
Les crimes subis par les opposants se font dans l’impunité totale.

Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport mensuel pour mars 2021 :
Rapport de monitoring de l’Acat-Burundi sur les violations et atteintes aux droits de l’homme pour mars 2021

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BURUNDI : RAPPORT ANNUEL SUR LES PRISONS DE L’ACAT-BURUNDI POUR 2020

« Prendre des mesures concrètes pour libérer détenus acquittés, ceux qui ont purgé leurs peines et les prisonniers politiques »


L’année 2020 a été une année particulière dans la vie socio-politique du pays avec l’organisation du triple scrutin en mai 2020 et la prise du pouvoir par le Président Evariste Ndayishimiye le 18 juin 2020. La seule journée du 20 mai 2020 a vu les élections présidentielles, les élections des députés et celles des membres des conseils communaux.

Ces élections se sont déroulées dans un climat de peur suite aux actes de harcèlement à l’endroit des militants de l’opposition en particulier les membres du CNL. Cette seule journée a été marquée par des violations des droits humains notamment des arrestations arbitraires par centaines des membres du CNL surtout les mandataires politiques à travers tout le pays.

L’accession du Président Evariste Ndayishimiye au pouvoir n’a pas changé grand-chose dans le respect des droits humains notamment l’administration de la justice et l’amélioration des conditions carcérales malgré son discours rassurant de réhabilitation de la justice. Puis, la bonne volonté affichée par l’actuelle ministre de la justice Jeanine Nibizi en lançant une campagne d’un mois à partir du 28 octobre 2020 dans l’objectif de parfaire tous les dossiers non encore élucidés afin de rendre justice à tout le monde n’a pas non plus été fructueuse.

Au sein des prisons, des actes de tortures et de mauvais traitements sont régulièrement infligés aux membres du CNL, du MSD, des ex-militaires ou policiers des Forces Armées Burundaises, des personnes ayant manifesté contre le troisième mandat en 2015 et autres prisonniers d’opinion surtout dans la prison de Mpimba et Gitega.

Acat-Burundi constate que les dossiers judiciaires de ces catégories de prisonniers évoqués ci-haut n’évoluent pas conformément à la loi.

Le présent rapport est un condensé des rapports mensuels produits de janvier à décembre 2020 et concerne les établissements pénitentiaires de GITEGA, MURAMVYA, BUJUMBURA, BUBANZA, RUTANA, RUYIGI, MUYINGA et RUMONGE.

Il se focalise principalement sur les conditions carcérales en tenant compte des droits garantis aux personnes privées de liberté et la surpopulation carcérale. L’administration de ces établissements pénitentiaires ainsi que les irrégularités ou les dysfonctionnements constatés dans les dossiers judiciaires des personnes privées de liberté sont abordées.
Ce rapport aborder aussi l ‘action de la saisine des mécanismes internationaux des droits de l’homme onusiens et africains pour les victimes des violations des droits humains se trouvant principalement dans les prisons de la zone de couverture des activités de l’Acat-Burundi.

Enfin, le présent rapport revient sur la gestion de la pandémie COVID 19 en général dans le milieu carcéral burundais.

Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport annuel sur les prisons :
Rapport annuel sur les prisons de l’Acat-Burundi pour 2020

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DECLARATION DE L’ACAT-BURUNDI SUR LA MESURE DE GRACE PRESIDENTIELLE DU 5 MARS 2021 POUR CERTAINES CATEGORIES DE PRISONNIERS

« libérer dans les brefs délais tous les détenus bénéficiaires de la grâce présidentielle du 05 mars 2021 »


Acat-Burundi s’est réjoui d’apprendre qu’en date du 05 mars 2021, la Présidence de la République du Burundi a rendu public un décret portant mesure de grâce en faveur d’un bon nombre de prisonniers à savoir 5255 détenus qui devraient en bénéficier dès sa mise en exécution, légalement prévue le jour de sa signature, en vertu de l’article 10 dudit décret.

Toutefois, Acat-Burundi est fortement indigné que les bénéficiaires de la grâce présidentielle ne soient libérés deux semaines après pour des motifs non fondés du Ministère de la Justice selon lesquels il ne serait pas prêt à exécuter le décret présidentiel en violation du principe d’application immédiate du décret qui entre vigueur le jour de sa signature .

Veuillez trouver en bas l’intégralité de la déclaration :
Déclaration de l’Acat-Burundi sur la mesure de grâce présidentielle du 5 mars 2021 pour certaines catégories de prisonniers

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