Dans ce document, les organisations signataires expriment leur profonde inquiétude face à la persistance de graves violations des droits humains au Burundi : exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, détentions arbitraires, actes de torture, violences sexuelles et sexistes, ainsi que des restrictions croissantes des libertés fondamentales.
Elles rappellent que les élections législatives et communales du 5 juin 2025 se sont déroulées dans un climat marqué par l’intimidation, l’exclusion de l’opposition et des irrégularités massives, conduisant à des « élections sans opposition ». Ce contexte, aggravé par la militarisation de la milice Imbonerakure et un climat régional instable, accroît les risques d’atrocités criminelles.
La lettre demande au Conseil des droits de l’homme, lors de sa 60ᵉ session (8 septembre – 8 octobre 2025), de :
• Proroger le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi ;
• Renforcer le suivi international et exiger la coopération du Gouvernement burundais avec les mécanismes indépendants de protection des droits humains ;
• Assurer un examen rigoureux et continu de la situation, dans la perspective du cycle électoral en cours qui culminera avec l’élection présidentielle de 2027.
L’ACAT-Burundi réaffirme, avec ses partenaires, que la communauté internationale doit rester vigilante et mobilisée afin de prévenir l’aggravation de la crise et soutenir les victimes et défenseurs des droits humains.
Veuillez trouver en bas l’intégralité de la lettre des organisations de la société civile :
HRC60-Civil-society-letter-on-BURUNDI-French
