La société civile demande une prolongation du mandat du Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains.

Le 20 août 2025, l’ACAT-Burundi, aux côtés de plus de quarante organisations nationales, régionales et internationales, a adressé une lettre ouverte aux États membres et observateurs du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
Dans ce document, les organisations signataires expriment leur profonde inquiétude face à la persistance de graves violations des droits humains au Burundi : exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, détentions arbitraires, actes de torture, violences sexuelles et sexistes, ainsi que des restrictions croissantes des libertés fondamentales.
Elles rappellent que les élections législatives et communales du 5 juin 2025 se sont déroulées dans un climat marqué par l’intimidation, l’exclusion de l’opposition et des irrégularités massives, conduisant à des « élections sans opposition ». Ce contexte, aggravé par la militarisation de la milice Imbonerakure et un climat régional instable, accroît les risques d’atrocités criminelles.
La lettre demande au Conseil des droits de l’homme, lors de sa 60ᵉ session (8 septembre – 8 octobre 2025), de :
• Proroger le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi ;
• Renforcer le suivi international et exiger la coopération du Gouvernement burundais avec les mécanismes indépendants de protection des droits humains ;
• Assurer un examen rigoureux et continu de la situation, dans la perspective du cycle électoral en cours qui culminera avec l’élection présidentielle de 2027.
L’ACAT-Burundi réaffirme, avec ses partenaires, que la communauté internationale doit rester vigilante et mobilisée afin de prévenir l’aggravation de la crise et soutenir les victimes et défenseurs des droits humains.

Veuillez trouver en bas l’intégralité de la lettre des organisations de la société civile :
HRC60-Civil-society-letter-on-BURUNDI-French

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Rapport sur le monitoring des violations et atteintes aux droits de l’homme commises au Burundi recensé pour juillet 2025

Le présent rapport mensuel de l’ACAT-Burundi met en lumière la persistance des violations graves des droits humains au Burundi, dans un contexte politique tendu. Malgré cinq années de gouvernance du Président Évariste Ndayishimiye, les pratiques répressives telles que les assassinats ciblés, les disparitions forcées, les arrestations arbitraires, les actes de torture et les détentions illégales restent monnaie courante.
Au cours du mois de juillet 2025, l’ACAT-Burundi a documenté 14 cas d’assassinats, 1 cas d’enlèvement, 7cas d’arrestations arbitraires, 2 cas de torture. Les corps sans vie sont souvent retrouvés dans des rivières, des forêts ou des lieux isolés, puis inhumés sans identification ni enquête judiciaire, en violation de l’article 109 du Code de procédure pénale. Le rapport dénonce l’impunité dont jouissent les auteurs présumés, souvent membres des forces de sécurité ou de la milice Imbonerakure, appuyés par certaines autorités administratives.
Face à cette situation alarmante, l’ACAT-Burundi appelle les autorités burundaises à respecter leurs engagements nationaux et internationaux en matière de droits humains et exhorte la communauté internationale à maintenir une vigilance accrue sur la situation au Burundi.
Rapport de monitoring des violations et atteintes aux droits humains recensé par ACAT Burundi pour juillet 2025

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Monitoring report on violations of the rights of persons deprived of their liberty recorded by ACAT-Burundi for April to June 2025

This report highlights an alarming prison situation in Burundi, marked by numerous human rights violations in penal institutions.
Cases of torture, ill-treatment, police violence and detention in inappropriate conditions are reported. Shocking examples include the extrajudicial execution of Jean Marie Hakizimana in Gitega, the prolonged detention of Innocent Ntirandekura without medical care, and the abandonment of mentally ill prisoners such as Irankunda Éric without care.
Despite modest improvements in Mpimba and Ruyigi, most prisons lack adequate care. Prisoners have died from preventable diseases such as hepatitis in Mpimba, illustrating the urgent need to strengthen the prison health system.
Illegal arrests for political reasons are common. CNL activists, civilians and even women with infants are detained without legal basis, illustrating the use of the justice system for repressive purposes.
Recurring shortages of food and firewood seriously affect the health of detainees, particularly in Gitega, Ruyigi and Mpimba. Some food is distributed in insufficient quantities or is of poor quality.
There are long delays in processing cases, even for detainees who have already served their sentences. In Mpimba, no judicial commission has appeared, exacerbating the situation of detainees.
Prisons are housing almost three times more prisoners than their capacity. In June 2025, more than 11,437 prisoners were recorded in facilities designed for 4,150, with overcrowding rates of up to 791% in Muramvya.
Ultimately, the prison situation in Burundi is critical. ACAT-Burundi calls for an end to inhumane treatment, respect for the right to health, the release of arbitrary detainees and urgent reforms. The government is urged to comply with national and international law, while the international community must remain vigilant and support human rights initiatives.

Please find the full quarterly report below:
Monitoring report on violations of the rights of persons deprived of liberty for April to June 2025

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Rapport de monitoring des violations des droits des personnes privées de liberté recensé par ACAT-Burundi pour Avril à Juin 2025

Ce rapport met en lumière une situation carcérale alarmante au Burundi, marquée par de nombreuses violations des droits humains dans les établissements pénitentiaires.
Des cas de torture, de mauvais traitements, de violences policières et de détentions dans des conditions inappropriées sont rapportés. Des exemples choquants incluent l’exécution extrajudiciaire de Jean Marie Hakizimana à Gitega, la détention prolongée d’Innocent Ntirandekura sans soins médicaux, et l’abandon de malades mentaux comme Irankunda Éric sans prise en charge.
Malgré de timides améliorations à Mpimba ou Ruyigi, la majorité des prisons manquent de soins adéquats. Des détenus sont morts de maladies évitables comme l’hépatite à Mpimba, illustrant l’urgence d’un renforcement du système de santé carcéral.
Des arrestations illégales pour des motifs politiques sont fréquentes. Des militants du CNL, des civils et même des femmes avec nourrissons sont détenus sans base légale, illustrant une instrumentalisation de la justice à des fins de répression.
Des pénuries récurrentes de nourriture et de bois de cuisson affectent gravement la santé des détenus, notamment à Gitega, Ruyigi et Mpimba. Certains aliments sont distribués en quantité insuffisante ou de mauvaise qualité.
Le traitement des dossiers est marqué par des retards prolongés, même pour des détenus ayant déjà purgé leur peine. À Mpimba, aucune commission judiciaire ne se présente, aggravant la situation des détenus.
Les prisons hébergent presque trois fois plus de détenus que leur capacité. En juin 2025, plus de 11 437 détenus étaient recensés dans des établissements conçus pour 4 150, avec des taux de surpopulation allant jusqu’à 791 % à Muramvya.
En définitive, la situation carcérale au Burundi est critique. ACAT-Burundi appelle à la fin des traitements inhumains, au respect du droit à la santé, à la libération des détenus arbitraires et à des réformes urgentes. Le gouvernement est invité à respecter les textes nationaux et internationaux, tandis que la communauté internationale doit rester vigilante et soutenir les initiatives pour les droits humains.
Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport trimestriel :

Rapport de monitoring des violations des droits des personnes privées de liberté pour Avril à Juin 2025

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Human rights violations monitoring report for June 2025

The present monthly report from ACAT-Burundi highlights the persistence of serious human rights violations in Burundi, in a tense political context, approaching and following the legislative and communal elections of June 5, 2025.

During the month of June 2025, ACAT-Burundi documented 22 cases of murder, 5 cases of abduction, 13 cases of arbitrary arrest, and 8 cases of torture.

Please find below the full report:
Human rights violations monitoring report for June 2025

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Rapport de monitoring des violations des droits humains pour Juin 2025

Le présent rapport mensuel de l’ACAT-Burundi met en lumière la persistance des violations graves des droits humains au Burundi, dans un contexte politique tendu, à l’approche et à la suite des élections législatives et communales du 5 juin 2025. Malgré cinq années de gouvernance du Président Évariste Ndayishimiye, les pratiques répressives telles que les assassinats ciblés, les disparitions forcées, les arrestations arbitraires, les actes de torture et les détentions illégales restent monnaie courante.
Au cours du mois de juin 2025, l’ACAT-Burundi a documenté 22 cas d’assassinats, 5 cas d’enlèvements, 13 arrestations arbitraires et 8 cas de torture. Nombre de victimes sont liées à des partis politiques de l’opposition ou à la société civile. Les corps sans vie sont souvent retrouvés dans des rivières, des forêts ou des lieux isolés, puis inhumés sans identification ni enquête judiciaire, en violation de l’article 109 du Code de procédure pénale. Le rapport dénonce l’impunité dont jouissent les auteurs présumés, souvent membres des forces de sécurité ou de la milice Imbonerakure, appuyés par certaines autorités administratives.
Face à cette situation alarmante, l’ACAT-Burundi appelle les autorités burundaises à respecter leurs engagements nationaux et internationaux en matière de droits humains et exhorte la communauté internationale à maintenir une vigilance accrue sur la situation au Burundi.
Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport mensuel de juin 2025:

Rapport de monitoring des violations et atteintes aux droits humains recensé par ACAT Burundi pour juin 2025

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Déclaration de l’ACAT-Burundi à l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture

En cette Journée internationale du 26 juin pour le soutien aux victimes de la torture, l’ACAT-Burundi (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) exprime sa profonde solidarité envers toutes les victimes de la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants au Burundi et dans le monde.
À l’occasion de cette journée, nous rendons hommage au courage des survivants de la torture, tout en dénonçant avec la plus grande fermeté la persistance de cette pratique inhumaine, pourtant formellement interdite par la Constitution du Burundi, les lois nationales, et les engagements internationaux auxquels l’État burundais a souscrit, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Durant le mois de mai 2025, dans le cadre du processus électoral lié aux élections législatives et communales, l’ACAT-Burundi a documenté plusieurs cas préoccupants de torture et d’agressions graves perpétrés en toute impunité. Ces actes ont été commis principalement par des membres de la milice Imbonerakure, avec la complicité ou la passivité des autorités administratives et policières. Parmi les victimes figurent des opposants politiques, des militants de la société civile, des citoyens ordinaires, voire même des personnalités publiques comme le député Jean-Baptiste Sindayigaya.
Ces cas illustrent non seulement la banalisation de la torture au Burundi, mais aussi l’incapacité voire le refus des autorités compétentes d’agir conformément à leurs obligations légales pour prévenir, enquêter, punir les auteurs et réparer les préjudices subis par les victimes.
Déclaration ACAT Burundi_journée internationale pour le soutien aux victimes de torture 26 juin 2025

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Appel urgent de la société civile burundaise à l’ONU

Vingt organisations de la société civile burundaise en exil adressent un aux représentants permanents auprès de l’ONU, afin de dénoncer et corriger une démarche qu’elles jugent partiale et dangereuse pour la mémoire collective et la prévention des atrocités au Burundi.

Une session parallèle intitulée « Le génocide de 1972 contre les Hutus du Burundi : de la mémoire à l’action dans le cadre de la responsabilité de protéger » est programmée le 25 juin 2025 au siège de l’ONU. Or, à ce jour, aucun organe international n’a qualifié juridiquement les massacres de 1972 comme génocide au sens de la Convention de 1948. Les organisations considèrent que ce titre, diffusé sous l’égide onusienne, risque de légitimer une interprétation unilatérale et politisée de l’histoire burundaise.

Depuis 2015, la Commission Vérité-Réconciliation (CVR) est perçue comme un « instrument politique » du CNDD-FDD : elle concentre ses investigations sur les sites de la crise de 1972, ciblant principalement des victimes hutues et marginalisant les victimes tutsies, ainsi que les épisodes de 1965, 1988, 1993 et 2015. Cette instrumentalisation fragmentée de la mémoire compromet les efforts de réconciliation nationale et affaiblit la crédibilité des mécanismes onusiens de prévention des atrocités.
Veuillez trouver en bas l’intégralité de l’appel à l’ONU:
Appel_urgent SC burundaise ONU juin 2025

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Déclaration publique de la société civile burundaise concernant les élections législatives et communales du 5 juin 2025

Le 5 juin 2025, on a demandé aux Burundais de voter pour leurs représentants à l’Assemblée nationale et dans les conseils communaux. Cependant, un groupe indépendant de la société civile burundaise dénonce énergiquement une élection entachée de nombreuses irrégularités : bourrages d’urnes, violence politique, intimidation des votants, exclusion des observateurs indépendants et falsification des résultats.

Au lieu de s’acquitter de son rôle, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a montré sa complicité dans ces agissements antidémocratiques, en octroyant une victoire massive et incroyable au parti au pouvoir (96,51 % des votes exprimés).

Devant cette régression démocratique manifeste, 20 entités de la société civile, y compris ACAT-Burundi, demandent l’annulation du vote et la mise en place de nouvelles élections ouvertes, claires et inclusives.
Veuillez trouver en bas l’intégralité de la déclaration publique:

Déclaration publique des organisations de la société civile burundaise pour les élections législatives et communales du 5 juin 2025

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Rapport de monitoring des violations et atteintes aux droits humains recensées par ACAT-Burundi pour mai 2025

Concernant la période couverte par le présent rapport, ACAT-Burundi a recensé 10 cas d’assassinats, 5 cas d’enlèvement, 5 cas d’arrestations arbitraires et 9 cas de torture.
Dans la plupart des cas, les présumés auteurs ne sont pas inquiétés : des corps sans vie et pour la plupart non identifiés sont découverts dans des endroits différents du Burundi.

Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport en bas:

Rapport de monitoring des violations et atteintes aux droits humains recensé par ACAT-Burundi pour mai 2025

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