ACAT BURUNDI DENONCE LE COMPORTEMENT DE CERTAINS ELEMENTS DE LA POLICE BURUNDAISE

Acat-Burundi s’indigne après avoir entendu les menaces proférés à l’endroit de la population par le commissaire provincial de la police à Muyinga Jérôme NTIBIBOGORA qui a dit qu’il peut donner l’ordre d’utiliser les armes lourdes pour la destruction des maisons des personnes qu’il a appelé les « malfaiteurs » qui font des réunions clandestines et cacheraient des armes dans leurs maisons .
Ce comportement de ce commissaire de police à Muyinga montre actuellement la véritable image de la police burundaise qui a préféré d’être partisane en défendant les intérêts d’une clique des membres du CNDD FDD, en effet certains éléments de la police burundaise ont pris la voie de la répression de toutes les voies discordantes au Burundi et collaborent avec la milice imbonerakure dans leur sale besogne. Le discours de ce commissaire de police entérine les faits décrits dans les rapports produits par les organisations des droits de l’homme ; qui ne cessent d’alerter sur les crimes commis par les éléments de la police.
La police devrait normalement respecter la loi et protège la population mais ce n’est le cas aujourd’hui au Burundi.
Acat-Burundi demande à des éléments de la police soucieux d’un Burundi épris de paix de se désolidariser avec les auteurs des crimes et de les dénoncer surtout au moment où le Cour Pénale Internationale mène des enquêtes judiciaires sur le Burundi.
Acat-Burundi appelle aussi la communauté internationale surtout les pays de l’Afrique de l’est à s’impliquer dans le règlement de la crise politique que connaît le Burundi et à tout faire pour protéger la population burundaise qui vit dans la terreur suite à la dictature instaurée par le régime de Nkurunziza Pierre.

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Appel à la résistance burundaise par les organisations de la société civile burundaise : Campagne citoyenne : « Teshwa ute »

La volonté du pouvoir de Burundi de changer la constitution vient saboter tous les efforts pour ramener la paix au pays.
C’est ainsi que les organisations de la société civile burundaise dont Acat-Burundi appellent les burundais à participer à des actions de non-violence active visant à faire obstacle à l’organisation unilatérale de la constitution burundaise.
L’organisation de la campagne ainsi que les mots d’ordre et les consignes à suivre seront précisés ultérieurement.

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Meilleurs vœux pour 2018

Meilleurs vœux pour 2018 à tous les burundais, Acat-Burundi vous souhaite une année de paix, bonheur et prospérité. Acat-Burundi est toujours engagé à œuvrer pour un Burundi respectueux des valeurs démocratiques, le respect et la promotion des droits de l’homme. Notre détermination reste intacte pour l’année 2018.

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Présentation du rapport préliminaire de la société civile à l’Examen Périodique Universel

En date du 12 au 14 novembre, il y a eu des échanges préliminaires à Genève sur la situation des droits de l’homme au Burundi entre les représentants de la société civile burundaise et les missions permanentes.
Ces sessions avaient pour objectif de préparer l’examen du Burundi pour janvier 2018.
Il faut noter que malgré les recommandations avec les organes des Traités, le pays n’a pas fourni au comité des droits de l’homme les informations requises lors de la 112 eme session.
Les nouveaux développements avec la crise politique que vit le Burundi depuis 2015 par rapport à la torture au Burundi sont les représailles contre les acteurs de la société civile ; le refus de coopération avec le Conseil des Droits de l’Homme et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme.
Il d’une impérieuse nécessité de coopérer avec la Cour Pénale Internationale pour mettre fin à la situation d’impunité des crimes graves (torture, viol, disparitions forcées…).
Actuellement, il faut veiller aussi au respect des garanties procédurales autour de la personne privée de liberté, la mise en place d’un mécanisme national de prévention contre la torture, un fond d’indemnisation des victimes de la torture, etc.
Le rapport détaillé sur la situation des droits de l’homme au Burundi de la société civile sera présente au mois de janvier 2018 lors de l’examen sur le Burundi.

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Rapport de la Coalition pour la Cour Pénale Internationale (CB-CPI) pour le mois de novembre 2017

Dans ce rapport, la Coalition Burundaise pour la cour pénale internationale va, sans nier la part des pourparlers en cours dans la recherche de la paix et la stabilité, montrer l’importance de la poursuite de l’enquête de la CPI sur le Burundi, malgré les critiques qui ont été faites par les présidents de la Tanzanie et de l’Ouganda comme quoi cette décision compromet les efforts déployés par la communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
En effet, dans un pays où les violations massives des droits humains sont devenues le lot quotidien des citoyens, la recherche d’une paix durable ne peut logiquement léguer au dernier rang la lutte contre l’impunité qui est plutôt le socle d’une stabilité, de la réconciliation et de la non-répétition des atrocités.
Lire l’intégralité du rapport en bas :
Rapport CB-CPI du mois de Novembre
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VERSION PUBLIQUE DE LA DECISION RELATIVE A LA DEMANDE D’AUTORISATION D’OUVRIR UNE ENQUETE PAR LA COUR PENALE INTERNATIONALE

La chambre préliminaire III de la Cour Pénale Internationale (« la Cour ») rend, en application de l’article 15 du Statut de Rome (« le Statut »), la présente décision relative à la demande d’autorisation d’ouvrir une enquête sur la situation en République du Burundi (« le Burundi »).
Un rappel de la procédure effectuée pour arriver à l’ouverture d’une enquête sur le Burundi par la Cour Pénale Internationale est montré dans la version publique publiée.
Veuillez lire l’intégralité de la version publique en bas :
Version publique relative à la demande d’ouvrir une enquête sur le Bdi par la CPI

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LETTRE ENVOYEE AU MEDIATEUR DANS LE CONFLIT BURUNDAIS PAR DES ORGANISATIONS DES DROITS DE L’HOMME BURUNDAISES

Cette correspondance est adressée au Médiateur dans le conflit burundais et en même temps Président des Chefs d’Etats de l’Afrique de l’Est pour demander un dialogue neutre, impartial et inclusif mené en toute sécurité, sérénité et confiance. Ces organisations de la société civile dont Acat-Burundi ont montré leurs préoccupations ceci après de nombreuses correspondances adressées au Médiateur et au facilitateur ainsi qu’au Président de la Commission de l’Union Africaine et au Secrétaire Général des Nations Unies sans qu’aucune réponse favorable n’a été donnée.
Les organisations des droits de l’homme réitèrent toujours leur demande pour un dialogue inclusif, regroupant tous les représentants des vrais protagonistes au conflit burundais, gage de négociations sincères et d’un consensus acceptable par tous les Burundais.
Lire l’intégralité de la lettre en bas:
Lettre Médiateur dialogue interburundais FINAL….

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APPEL URGENT DE FRONT LINES DEFENDERS SUR LA DETENTION ARBITRAIRE DU DEFENSEUR DES DROITS HUMAINS NESTOR NIBITANGA

23 novembre 2017
Détention au secret du défenseur des droits humains Nestor Nibitanga

Le 21 novembre 2017, les membres de la police Burundaise ont appréhendé le défenseur des droits humains Nestor Nibitanga et l’ont détenu dans un lieu de détention tenu secret. Il n’y a aucune trace de sa localisation actuelle.
Nestor Nibitanga est un ancien représentant régional de l’Association Burundaise pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues (APRODH) dans la région de Gitega, au centre du pays; organisation pour laquelle il servait de principal observateur des droits humains avant les mesures de radiation de plusieurs organisations des droits humains; dont APRODH, prises par les autorités Burundaises vers la fin de l’an 2016.
Le 21 novembre 2017, très tôt le matin, des membres de la police Burundaise, sous le commandement du commissaire de police en province de Gitega, se sont présentés au domicile du défenseur des droits humains, sis au quartier Musinzira en commune Gitega, et ont procédé à une fouille systématique de sa maison. Ils auraient confisqué des documents de travail du temps où le défenseur des droits humains était au service d’APRODH. En trouvant les documents, il est rapporté que la police aurait suggéré que la possession de ces documents, en soi, constituait un fait susceptible de justifier des allegations d’”atteinte à la sureté de l’état;” une infraction grave sous le code pénal Burundais. Les membres de la police ont par la suite appréhendé le défenseur des droits humains et l’ont conduit à un lieu de détention tenu secret.
Il y a eu une recrudescence de la violence peu après l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat en violation flagrante de la constitution Burundaise, suivie d’une répression contre toutes les voix critiques, y compris les défenseurs des droits humains. Depuis le début de la récente crise politique au Burundi, les organisations de défense des droits humains, dont APRODH, se sont retrouvées dans le collimateur des autorités; et leurs leaders sont devenus des cibles préférées des services de sécurité. En octobre 2016, alors que le ministre de l’intérieur et de la formation patriotique annonçait une mesure de suspension contre APRODH et autres principales organisations des droits humains, il leur a reproché d’aller au-delà de leur objectifs en s’impliquant dans des activités susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l’état et à l’ordre publique. Face à ce genre de pénalisation de l’activisme des droits humains au Burundi, plusieurs membres d’APRODH et d’autres organisations ont été contraints à l’exil alors que ceux qui sont restés au pays n’ont eu d’autre choix que de réduire sensiblement leurs activités légitimes de défense des droits humains.
Front Line Defenders est profondément préoccupé par la détention au secret de Nestor Nibitanga puisque tout semble indiquer qu’il a été ciblé à cause de son travail légitime de défense des droits humains. Front Line Defenders reste très préoccupé par le maintien en détention de Germain Rukuki qui est accusé de “trouble de la sécurité intérieure de l’État” et “rébellion” pour son précédent travail à Action des chrétiens pour l’abolition de la torture – ACAT-Burundi, une ONG suspendue par le gouvernement du Burundi en novembre 2015.
Front Line Defenders exhorte les autorités du Burundi à:
1. Libérer immédiatement et sans condition Nestor Nibitanga, car Front Line Defenders pense qu’il est pris pour cible uniquement à cause de son travail légitime et pacifique en faveur des droits humains;
2. Informer la famille et les avocats de Nestor Nibitanga du lieu où il est détenu et de les laisser immédiatement le voir sans restrictions;
3. Assurer que le traitement de Nestor Nibitanga pendant sa détention, corresponde à toutes les conditions établies dans l’ « Ensemble des principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement » adoptés par l’Assemblée Générale de l’ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988;
4. Cesser immédiatement de cibler tous-tes les défenseurs-ses des droits humains au Burundi et garantir qu’en toutes circonstances ils-elles puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l’acharnement judiciaire.
Veuillez télécharger en bas le document de l’appel urgent:
UA_Burundi_23_11_2017_FRHRDs

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RAPPORT DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS DE L’ACAT BURUNDI DE SEPTEMBRE A OCTOBRE 2017

Depuis la crise politique qui a débuté au mois d’avril 2015 au Burundi, de nombreux cas de violations des droits de l’homme sont enregistrés et dénoncés par les organisations de défense des droits de l’homme. L’ACAT Burundi ne cessera de se joindre à cette importante mission de surveillance des violations des droits de l’homme au Burundi qui s’inscrit dans la lutte contre l’impunité.
En effet, la Justice burundaise demeurant toujours à la solde de l’Exécutif, ne permet pas aux victimes ainsi qu’à leurs familles d’exercer leur droit à une Justice impartiale face aux abus et exactions réguliers des agents de l’Etat et leurs complices. Cette impunité est encouragée par le récent retrait officiel du Burundi du Statut de Rome instituant la Cour Pénale Internationale. C’est un acte irréfléchi aux yeux des Burundais et de la communauté internationale car un pays comme le Burundi, théâtre des violations massives des droits de l’homme y compris les crimes contre l’humanité, est le seul pays au monde entier qui a osé poser un tel geste.
Toutefois, ces développements ne devraient pas décourager les défenseurs des droits de l’homme et tous ceux qui adhèrent au principe de lutte contre l’impunité au Burundi car ce retrait ne pourra pas freiner les procédures en cours devant la CPI. Aussi, il existe d’autres mécanismes régionaux et internationaux auxquels les défenseurs peuvent recourir pour enfin voir les présumés auteurs des violations des droits de l’homme traduits en justice.
C’est pour cette raison qu’ACAT-BURUNDI continue de bien documenter et dénoncer ces violations perpétrées au Burundi en toute impunité.
Dans le présent rapport, 69 cas d’assassinats et de disparitions forcées, 134 cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales, 44 d’atteinte à l’intégrité physique, ont pu être répertoriés au cours de la période couverte de septembre et octobre 2017 .Toutefois quelques cas emblématiques seront décrits à titre illustratif.
Les derniers développements du dossier Germain Rukuki, ancien membre de l’ACAT Burundi en détention arbitraire depuis le 13 juillet 2017 sont également évoqués ainsi que d’autres cas illustratifs de violations des droits de l’homme enregistrés au cours de la même période.
Veuillez consulter l’intégralité du rapport en bas:
Rapport des violations des droits humains de septembre à octobre par Acat Bdi
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LA CPI OUVRE DES ENQUETES SUR LES CRIMES COMMIS AU BURUNDI

Ce 9 novembre 2017 restera une date mémorable pour le Burundi parce la Cour Pénale Internationale (CPI) a ordonné l’ouverture des enquêtes sur les crimes commis depuis la candidature au troisième mandat illégal et contesté de Pierre Nkurunziza, rappelons que ce dernier a réprimé dans le sang la contestation de ce mandat.
C’est une grande satisfaction pour Acat-Burundi qui a fait son cheval de bataille la lutte contre l’impunité. Avec cette étape franchie, nous avons de l’espoir que les crimes commis ne resteront impunis et que le Burundi sera de nouveau sur la voie du respect des droits de l’homme.

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