RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS DES DROITS DES PRISONNIERS DANS LES PRISONS DE MPIMBA,GITEGA,MURAMVYA ET RUMONGE POUR LE MOIS DE FEVRIER 2020


Le contexte politique actuel au Burundi favorise la recrudescence des cas de violations des droits de l’homme et l’impunité, la population carcérale en souffre particulièrement, les détenus poursuivis pour des crimes à caractère politique continuent d’être la cible privilégiée des imbonerakure qui sont à l’intérieur des prisons pour une mission bien déterminée à savoir la surveillance ainsi qu’infliger des traitements inhumains et dégradants à des opposants emprisonnés illégalement.

Les directeurs des établissements pénitentiaires semblent jouer la complicité face aux nombreux mauvais traitements infligés aux personnes détenues opérées par les jeunes imbonerakure qui se cachent derrière ce qu’ils ont appelé comité de sécurité en violation de la loi et du règlement qui régissent les établissements pénitentiaires au Burundi.

Au regard de cette situation, les autorités burundaises doivent prendre conscience de la gravité de la situation et fournir un effort pour mettre fin aux récurrentes violations des droits humains dans le milieu carcéral.

Veuillez trouver en bas le rapport des violations subies par les prisonniers de Mpimba,Gitega,Muramvya et Rumonge:
Rapport sur les violations des droits des prisonniers pour janvier 2020

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RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS POUR JANVIER 2020

« Répression continue à l’endroit des membres de l’opposition durant cette période électorale de 2020… »

Comme nous l’avions toujours signalé dans les rapports précédents et dans celui-ci, le Burundi reste toujours le théâtre des violations graves des droits de l’homme. Le phénomène récurrent des corps sans vie découverts dans divers endroits comme les rivières, les buissons puis enterrés hâtivement par des responsables administratifs met en exergue une complicité présumée des hautes autorités avec les criminels.
Dans un contexte où la justice dépend de l’exécutif, l’ouverture ou l’aboutissement des enquêtes menées par le Ministère public sur des cas d’assassinats ou de disparitions forcées reste hypothétique en particulier lorsque les victimes sont des opposants politiques ou des défenseurs des droits de l’homme.
Une répression excessive à l’endroit des partisans du parti CNL et d’autres partis politiques de l’opposition (arrestations arbitraires, tortures, interdiction de réunion et de circulation, etc.) devrait retenir l’attention de tout le monde à l’approche des élections de 2020, certains administratifs communaux s’illustrent par des cas de violence à l’endroit des opposants politiques et ne sont pas poursuivis pour ces crimes.
Comme les mois derniers, le mois de janvier 2020, a été marqué par des assassinats, des arrestations massives et des cas de torture perpétrés par les Imbonerakure avec la complicité de l’administration, la renonciation des autorités du pays de la responsabilité de protéger la population au profit des intérêts du parti au pouvoir devient de plus en plus récurrente.
La condamnation injuste des journalistes d’IWACU le 29 janvier 20202 est un acte condamnable qui viole le code pénal et le code de procédure pénale en vigueur et s’inscrit dans la logique du gouvernement actuel de réprimer les défenseurs des droits humains et les journalistes ce qui n’honore pas l’image du Burundi et de la justice burundaise.
L’appareil judiciaire continue à couvrir les crimes opérés par des agents de l’administration, du Service National de Renseignement ou des policiers en complicité avec les jeunes IMBONERAKURE en violation de la procédure qui régit la chaîne pénale au Burundi.
Au regard de cette situation, les autorités burundaises doivent prendre conscience de la gravité de la situation et fournir un effort pour mettre fin aux récurrentes violations des droits humains.

Ainsi, pour la période couverte par le présent rapport douze (12) cas d’assassinats six (6) cas d’enlèvement trente-cinq (35) cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales, ainsi que onze (11) cas d’atteintes à l’intégrité physique, ont pu être répertoriés.

Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport :
Rapport des violations des droits humains recensés par Acat-Burundi pour janvier 2020

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BURUNDI : LETTRE OUVERTE SUR L’IRREGULARITE DU PROCES CONTRE LES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME BURUNDAIS


Bujumbura, Genève, le 04 février 2020
Groupe d’Intervention Judiciaire SOS-Torture Afrique
Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)

A
Monsieur le Président de la Cour suprême du Burundi
Objet : Lettre ouverte sur l’irrégularité du procès contre les défenseurs des droits de l’homme burundais
Monsieur le Président,
Nous, membres du collectif d’avocats du groupe d’intervention judiciaire SOS-Torture en Afrique, sommes préoccupés par l’ouverture en ce jour le 04 février 2020, du procès devant la Cour suprême du Burundi et en son absence, de l’un de nos membres, Maître Armel Niyongere.
Notre confrère qui est Président de l’ACAT-Burundi et Coordinateur de SOS Torture Burundi, est un brillant défenseur des droits de l’homme depuis plusieurs décennies. Il est arbitrairement poursuivi devant votre juridiction dans le dossier du Rôle Pénal Spécial (RPS 100) où il est accusé :
• D’avoir à Bujumbura en date du 13 – 14 mai 2015, directement pris part à l’exécution et/ou coopéré directement à l’exécution de l’attentat dont le but était de changer le régime constitutionnel et d’inciter les citoyens à s’armer contre l’autorité de l’Etat ;
• D’avoir dans les mêmes circonstances de temps et de lieu assassine des militaires, policiers et civils ;
• D’avoir dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, méchamment détruit et dégradé plusieurs édifices.
Cette procédure vise une dizaine d’autres défenseurs des droits de l’homme dont :
• Maître Vital Nshimirimana : Délégué Général de FORSC (Forum pour le Renforcement de la Société Civile)
• Maître Dieudonné Bashirahishize : Président du CAVIB (Collectif des Avocats pour la Défense des Victimes des Crimes de Droit International commis au Burundi)
• Pacifique Nininahazwe: Président de FOCODE (Forum pour la Conscience et le Développement)
• Innocent Muhozi: Président de l’Observatoire de la Presse au Burundi et Directeur de la Télévision “Renaissance”
• Marguerite Barankitse : Présidente et Fondatrice de la Maison Shalom
• Patrick Nduwimana: Journaliste à la Radio Voix d’Amérique et ancien Directeur de la Radio Bonesha FM
• Bob Rugurika: Directeur de la Radio Publique Africaine
• Patrick Mitabaro : Journaliste de la Radio Inzamba Agateka kawe et Ancien Rédacteur en Chef de la Radio Isanganiro
• Gilbert Niyonkuru : Journaliste de la Radio Publique Africaine
• Arcade Havyarimana: Jounaliste de la Radio Umurisho et ancien journaliste de la Radio Isanganiro
• Anne Niyuhire : Journaliste de la Radio Inzamba et ancienne Directrice de la Radio Isanganiro
Dans le cadre de ses activités de défenseurs de droitsde l’homme, Maître Armel Niyongere n’a cessé de dénoncer en compagnie d’autres acteurs de la société civile des graves violations de droits de l’homme contre la population civile au Burundi. Il est inacceptable que ces activités reconnues et protégées par les instruments régionaux et internationaux de protection de droits de l’homme ratifiés par le Burundi soient assimilées à des activités criminelles et lui valent un procès.
Notre collectif exprime son inquiétude au sujet de la régularité de cette procédure et de l’indépendance de votre juridiction. En réalité, Maitre Armel Niyongereet les autres coaccusés étant refugiés hors du Burundi depuis 2015 sont dans l’impossibilité de comparaitre physiquement devant votre juridiction. En leur absence et ceux de leurs conseils, nous avons des doutes que ce procès garantisse les droits de la défense. Étant donné que la loi Burundaise recommande de mettre ce dossier au rôle général en attendant le retour au Burundi des personnes accusées, nous vous saurons gré, de prendre des mesures conservatoires pour suspendre ces poursuites contre notre confrère et ses coaccusés.
Notre collectif craint que votre juridiction statuera sur cette affaire sans un procès-verbal d’audition, car aucune des personnes accusées n’a été auditionnées par le procureur. Pour une affaire aussi grave il aurait peut-être été judicieux que la Cour suprême du Burundi demande un complément d’enquête prenant en compte la version des présumés auteurs sur les faits qui leurs sont reprochés. Considérant que notre confrère et certains de ses coaccusés sont actuellement, sous la protection d’un État-tiers en raison des craintes avérées qu’ils courent s’ils retournent au Burundi, votre Cour pourrait si elle tient à poursuivre cette affaire, désigner une commission rogatoire qui viendrait les auditionner pour avoir la version de toutes les parties.
De même en raison de risques de sécurité avérés et clairement décrits dans le rapport final de la Commission internationale d’enquête concernant le Burundi, aucun avocat Burundais n’a accepté d’assurer la défense de notre confrère au regard du contexte prévalant actuellement dans le pays, augmentant ainsi nos doutes sur la crédibilité d’une telle procédure.
Monsieur le Président,
Au regard de ces faits, nous espérons que notre requête trouvera un écho favorable auprès de votre haute bienveillance et que vous y accorderez une suite favorable. Veuillez trouver ici, l’expression de notre haute considération.
Le groupe d’intervention judiciaire SOS-Torture en Afrique, est un groupe d’avocats du réseau SOS-Torture de l’OMCT, qui vise à contribuer à renforcer la prévention, la responsabilisation et la réparation des cas de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Il est constitué de 16 avocats africains et est sous le parrainage de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) et le Collectif des Cssociations Contre l’Impunité́ au Togo (CACIT).
Les avocats ci-dessous sont signataires de cette lettre :
• Maitre AMAZOHOUN Ferdinand, Collectif des associations contre l’impunité́ au Togo (CACIT)/Togo
• Maitre DONOU Thérèse, Collectif des associations contre l’impunité́ au Togo (CACIT)/Togo
• Maitre AMEGAN Claude, Collectif des associations contre l’impunité́ au Togo (CACIT)/Togo
• Maitre DOUMBIA Yacouba, Mouvement Ivoirien des Droits de l’Homme (MIDH)/ Cote d’Ivoire
• Maitre TRAORE Drissa, Organisation des Femmes actives de Côte d’Ivoire (OFACI)/ Cote d’Ivoire
• Maitre SOUILAH Mohsen, Centres SANAD/ Tunisie
• Maitre RAHMOUNE Aissa, Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADH)/ Algérie
• Maitre IBOUANGA Éric, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-Congo) / République du Congo
• Maître NKONGHO Felix, Center for Human Rights and Democracy in Africa (CHRDA)/ Cameroun
• Maitre WEMBOLUA Henri, Alliance pour l’Universalité des Droits Fondamentaux (AUDF)/ RDC
• Maitre Annie Masengo, Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme (RDDH)/ RDC
• Maitre NODJITOLOUM Salomon, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT/TCHAD)
• Maitre Moudeina Jacqueline Association Tchadienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme (ATPDH)/ TCHAD
• Maitre NIYONGERE Armel, SOS-Torture Burundi/ Burundi
• Maitre NTIRANYUHURA Divine, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-Burundi)
• Maitre Zaninyana Jeanne d’Arc, Collectif des Avocats pour la Défense des Victimes de Crimes de Droit International commis au Burundi (CAVIB)/ Burundi

Pour plus d’information, bien vouloir contacter :
Justin Abalo Kitimbo BADJALIWA
Coordonnateur du Groupe d’Intervention Judiciaire/SOS-Torture en Afrique
Collectif des associations contre l’impunité́ au Togo (CACIT)/Togo
Tel : (+228) 90752937 / 98718761. Email : abalobadjaliwa@gmail.com

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MEMORUNDUM SUR L’INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE BURUNDAISE DANS LA REPRESSION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME, DES JOURNALISTES ET DES OPPOSANTS POLITIQUES


Les activistes de la société civile et les journalistes qui ont été impliqués dans des dossiers politiques suite à la crise politique de 2015 au Burundi ont écrit un mémorandum pour montrer l’instrumentalisation de la justice dans l’objectif d’empiéter les activités des défenseurs des droits humains et des journalistes qui se sont opposés au troisième mandat illégal du Président Pierre Nkurunziza en 2015.
Ce mémorandum a été signé par 12 défenseurs des droits humains et journalistes qui sont poursuivis par le pouvoir de Nkurunziza à la veille de la parodie judiciaire organisée ce 4 février 2020 par la Cour Suprême pour éclairer l’opinion sur leur position de ne pas comparaître devant la justice instrumentalisée par le régime qui les a persécutés .
Veuillez trouver en bas l’intégralité du mémorandum en bas :
Mémorandum des defenseurs des droits humains et journalistes impliqués dans la parodie judiciaire février 2020

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DECLARATION DE L’ACAT – BURUNDI SUR L’ACTION DE LA SAISINE DES INSTANCES INTERNATIONALES DE PROTECTION DES DROITS HUMAINS


Acat-Burundi a fait une publication sur l’action qu’elle mène de saisine des instances internationales de protection des droits humains. Ces mécanismes sont le Comité contre la Torture (CAT), la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) et le Groupe de travail sur les détentions arbitraires (GTDA).
Acat-Burundi se réjouit du pas déjà franchi et rappelle l’opinion qu’elle a déjà porté devant les différents mécanismes de protection des droits humains des dossiers des victimes qui ont placé leur confiance en elle et ces affaires avancent normalement. Le Gouvernement du Burundi a déjà reçu des correspondances émanant des mécanismes saisis lui demandant de présenter ses moyens de défense, nous saluons le travail effectué par ces mécanismes, nous espérons que c’est l’une des voies pour accéder à une justice impartiale qui nous manque dans notre chère patrie.
ACAT -BURUNDI saisit cette occasion pour encourager encore une fois les victimes et les familles des victimes qui ont subi ou qui continuent de subir des violations des droits humains de conserver les preuves des violations qu’elles ont endurées et de placer leur confiance en elle afin de les aider à recouvrer leurs droits conformément aux traités auxquels le Burundi est parti.

Veuillez trouver en bas l’intégralité de la déclaration :
DECLARATION SUR L’ETAT DES LIEUX DES CAS SOUMIS AUX INSTANCES INTERNATIONALES DE PROTECTION DES DROITS HUMAINS

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RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS POUR LE MOIS DE DECEMBRE 2019

« …Préparatifs du processus électoral de 2020 entachés de graves violations des droits de l’homme… »


Comme nous l’avions toujours signalé dans les rapports précédents et dans celui-ci, le Burundi reste toujours le théâtre des violations graves des droits de l’homme. Le phénomène récurrent des corps sans vie découverts dans divers endroits comme les rivières, les buissons puis enterrés hâtivement par des responsables administratifs met en exergue une complicité présumée des hautes autorités avec les criminels.
Dans un contexte où la justice dépend de l’exécutif, l’ouverture ou l’aboutissement des enquêtes menées par le Ministère public sur des cas d’assassinats ou de disparitions forcées reste hypothétique en particulier lorsque les victimes sont des opposants politiques ou des défenseurs des droits de l’homme.
Une répression excessive à l’endroit des partisans du nouveau parti CNL et d’autres partis politiques de l’opposition (arrestations arbitraires, tortures, interdiction de réunion et de circulation, etc.) devrait retenir l’attention de tout le monde à l’approche des élections de 2020, certains administratifs communaux s’illustrent par des cas de violence à l’endroit des opposants politiques et ne sont pas poursuivis pour ces crimes.
Comme les mois derniers, le mois de décembre 2019, a été marqué par des assassinats, des arrestations massives et des cas de torture perpétrés par les Imbonerakure avec la complicité de l’administration, la renonciation des autorités du pays de la responsabilité de protéger la population au profit des intérêts du parti au pouvoir devient de plus en plus récurrente.
Le harcèlement des observateurs des partis de l’opposition dans les centres d’enrôlement des électeurs s’est fait sentir, ce qui laisse présager le caractère violent des futurs scrutins électoraux.
L’emprisonnement injuste des journalistes d’IWACU le 22 octobre 2019 est un acte condamnable qui viole le code pénal et le code de procédure pénale en vigueur et s’inscrit dans la logique du gouvernement actuel de réprimer les défenseurs des droits humains et les journalistes ce qui n’honore pas l’image du Burundi et de la justice burundaise.
L’appareil judiciaire continue à couvrir les crimes opérés par des agents de l’administration, du Service National de Renseignement ou des policiers en complicité avec les jeunes IMBONERAKURE en violation de la procédure qui régit la chaine pénale au Burundi.
Au regard de cette situation, les autorités burundaises doivent prendre conscience de la gravité de la situation et fournir un effort pour mettre fin aux récurrentes violations des droits humains.

Veuillez trouver en attaché l’intégralité du rapport en bas :
Rapport de monitoring de violations des droits humains recensé par Acat Burundi pour le mois de décembre 2019

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RAPPORT DE MONITORING DE VIOLATIONS DES DROITS DES DETENUS POUR LE MOIS DE NOVEMBRE 2019


Au cours du mois novembre 2019, ACAT -Burundi a documenté les violations des droits humains pour les personnes privées de liberté en général et ceux poursuivis pour des crimes à caractère politique en particulier. Au cours de cette période, diverses violations des droits des prisonniers ont été répertoriées.
Dans le présent rapport, l’ACAT-Burundi va se focaliser sur les traitements inhumains et dégradants constitutifs d’actes de torture dont sont victimes surtout les prisonniers poursuivis pour des crimes à caractère politique se trouvant dans les établissements pénitentiaires de GITEGA, MURAMVYA, BUJUMBURA et RUMONGE.

A côté de ces cas de maltraitances physiques, d’autres phénomènes de violations à la privation des soins de santé ainsi que la problématique concernant la surpopulation carcérale seront développés.

Les violations constatées sont résumées en trois points à savoir : les traitements inhumains et dégradants pouvant être qualifiés de torture, refus aux soins de santé et autres violations.
Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport :
Rapport de monitoring de violations des droits des détenus pour le mois de novembre 2019

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[COMMUNIQUÉ DE PRESSE FIACAT] Les défenseurs des droits humains, toujours plus menacés

Journée internationale des droits humains

Les défenseurs des droits humains, toujours plus menacés

10 décembre 2019 – A l’heure où nous célébrons le 71ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la FIACAT et les ACAT souhaitent alerter sur la situation des défenseurs des droits humains, qui donnent vie au quotidien à cette déclaration.

Une situation de plus en plus préoccupante

Dans son dernier rapport présenté en octobre 2019 à l’Assemblée générale des Nations unies, Michel Forst, Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits humains, souligne l’impunité qui règne face aux crimes commis contre ces défenseurs.

Harcèlement, mise sur écoute et sous surveillance, suppression des financements, campagne de diffamation, les formes de représailles à l’égard des défenseurs des droits humains sont multiples. Dans bien des cas ces derniers sont exposés à des poursuites judiciaires, victimes d’arrestation et de détention arbitraires et font l’objet de menaces de mort. Parfois, ils sont assassinés comme en 2018, où au moins 321 défenseurs ont été tués dans le monde entier (source : Frontline Defenders).

Au Burundi, Germain Rukuki, ancien salarié de l’ACAT Burundi, a été condamné en avril 2018 à 32 ans d’emprisonnement. Il s’agit de la plus lourde peine jamais prononcée à l’encontre d’un défenseur des droits humains au Burundi.

En République démocratique du Congo, le parquet de Grande instance de Kinshasa avait lancé en février 2019 un mandat de comparution contre le Secrétaire général de l’ACAT RDC, M. Kalemba. En 2016, M. Biamungu, membre de l’ACAT RDC, antenne Nord-Kivu, avait lui aussi fait l’objet de menaces de mort.

Au 1er décembre, Protect Defenders recensait 338 délits commis à l’encontre de défenseurs pour 2019. A titre d’exemple, Carole Rackete, capitaine du Sea-Watch 3, est visée depuis juillet 2019 par deux enquêtes, pour avoir débarqué de force des personnes migrantes secourues en Italie.

La défense des droits humains, un droit et une obligation

Adoptée par consensus il y a plus de 20 ans, la « Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme » érige l’obligation pour les Etats de protéger les défenseurs et de leur garantir un environnement sûr.

Il apparaît que lorsque ces défenseurs menacés saisissent les autorités (police ou justice), ils ne sont pas écoutés et voient leur dossier enterré. Alors même que ces personnes sont de véritables garde-fous pour l’état de droit, la démocratie et la paix, elles auraient besoin de reconnaissance et de protection.

A l’occasion de cette Journée internationale des droits humains, la FIACAT et les ACAT souhaitent rappeler que défendre les droits humains est un droit en lui-même.

➡ Retrouvez l’intégralité du communiqué sur le site de la FIACAT

Contact : Guillaume Colin, Directeur exécutif de la FIACAT, g.colin@fiacat.org

FIACAT
Fédération internationale des ACAT / International Federation of ACAT
96 boulevard de la Libération
94300 – Vincennes (France)
Tel. +33 (0)1 58 64 10 47

www.fiacat.org

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RAPPORT DE MONITORING DES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS POUR LE MOIS DE NOVEMBRE 2019

Chasse permanente des opposants…


Comme nous l’avions toujours signalé dans les rapports précédents et dans celui-ci, le Burundi reste toujours le théâtre des violations graves des droits de l’homme. Le phénomène récurrent des corps sans vie découverts dans divers endroits comme les rivières, les buissons puis enterrés hâtivement par des responsables administratifs met en exergue une complicité présumée des hautes autorités avec les criminels.
Des attaques ciblées dans certains endroits de même que le phénomène de disparitions forcées refait surface ce qui est inquiétant à l’approche du processus électoral de 2020.
Dans un contexte où la justice dépend de l’exécutif, l’ouverture ou l’aboutissement des enquêtes menées par le Ministère public sur des cas d’assassinats ou de disparitions forcées reste hypothétique en particulier lorsque les victimes sont des opposants politiques ou des défenseurs des droits de l’homme.
Une répression excessive à l’endroit des partisans du parti CNL et d’autres partis politiques de l’opposition (arrestations arbitraires, tortures, interdiction de réunion et de circulation, etc.) devrait retenir l’attention de tout le monde à l’approche des élections de 2020, certains administratifs communaux s’illustrent par des cas de violence à l’endroit des opposants politiques et ne sont pas poursuivis pour ces crimes.
Comme les mois derniers, le mois de novembre 2019, a été marqué par des assassinats, des arrestations massives et des cas de torture perpétrés par les Imbonerakure avec la complicité de l’administration, la renonciation des autorités du pays de la responsabilité de protéger la population au profit des intérêts du parti au pouvoir devient de plus en plus récurrente.
La destruction des permanences du CNL à travers le pays a continué au cours de ce mois de novembre 2019.
L’emprisonnement injuste des journalistes d’IWACU le 22 octobre 2019 est un acte condamnable qui viole le code pénal et le code de procédure pénale en vigueur et s’inscrit dans la logique du gouvernement actuel de réprimer les défenseurs des droits humains et les journalistes ce qui n’honore pas l’image du Burundi et de la justice burundaise.
L’appareil judiciaire continue à couvrir les crimes opérés par des agents de l’administration, du Service National de Renseignement ou des policiers en complicité avec les jeunes IMBONERAKURE en violation de la procédure qui régit la chaine pénale au Burundi.
Au regard de cette situation, les autorités burundaises doivent prendre conscience de la gravité de la situation et fournir un effort pour mettre fin aux récurrentes violations des droits humains.
Ainsi, pour la période couverte par le présent rapport vingt et un (21) cas d’assassinats, sept (7) cas d’enlèvement, soixante-quinze (75) cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales, ainsi que quatorze (14) cas d’atteintes à l’intégrité physique, ont pu être répertoriés.

Veuillez trouver en bas l’intégralité du rapport :
Rapport de monitoring des violations des droits de l’homme de l’ Acat- Burundi pour le mois de novembre 2019

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RAPPORT DE MONITORING DE VIOLATIONS DES DROITS DES PRISONNIERS DANS 4 PRISONS POUR LE MOIS D’OCTOBRE 2019


Le contexte politique actuel au Burundi favorise la recrudescence des cas de violations des droits de l’homme et alimente l’impunité. La population carcérale en souffre particulièrement. Les détenus poursuivis pour des crimes à caractère politique continuent d’être la cible des imbonerakure qui sont à l’intérieur des prisons pour surveiller et infliger des traitements inhumains aux opposants politiques à l’abri des regards, Acat-Burundi déplore l’exclusion et le harcèlement à l’endroit des prisonniers politiques comme nous ne cessons pas de le dénoncer.

Les directeurs des établissements pénitentiaires semblent jouer la complicité face aux nombreuses violations qui sont commises au grand jour par les jeunes imbonerakure qui se cachent derrière ce qu’ils ont appelé comité de sécurité en violation de la loi et du règlement qui régissent les établissements pénitentiaires au Burundi.

Au regard de cette situation, les autorités burundaises doivent prendre conscience de la gravité de la situation et fournir un effort pour mettre fin aux récurrentes violations des droits humains dans le milieu carcéral.

Veuillez trouver en attaché le rapport de violations des droits des prisonniers pour le mois d’octobre 2019:
Rapport sur les violations des droits de prisonniers pour le mois d’octobre 2019

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