AVRIL 2026
17 corps sans vie découverts à travers le pays
« Le droit à la vie et l’impunité en faillite : un système en faillite »

Véhicule de feu Gabby Bugaga, Ministre de la communication et des Médias (photo en bas) à bord duquel son corps a été découvert dans une plantation de palmiers
En avril 2026, le Burundi a été le théâtre d’une vague alarmante de violations graves des droits humains, documentée par ACAT-Burundi dans son dernier rapport. Meurtres brutaux, disparitions forcées, actes de torture et arrestations arbitraires se sont multipliés, touchant aussi bien des civils que des personnalités publiques, dans un climat d’impunité quasi totale.
Parmi les 17 cas de meurtres recensés, on compte des victimes mutilées, des enterrements précipités sans enquête et des crimes restés sans suite judiciaire. Les auteurs présumés, souvent liés aux forces de l’ordre ou à la milice Imbonerakure, agissent dans une indifférence institutionnelle inquiétante.
Parmi les victimes figurent également Gabby Bugaga ministre de la Communication et des Médias. En date du 16 avril 2026, son corps sans vie a été découvert par des habitants de la colline de Kivoga, zone de Rubirizi de la commune de Mutimbuzi, dans la province de Bujumbura à bord de son véhicule dans une plantation de palmiers, à une dizaine de mètres de la route Bujumbura-Bubanza traversant sur plusieurs kilomètres des centaines d’hectares de palmiers à huile, non loin du Lycée Maranatha de Kivoga. Selon des témoins, son corps portait une grande blessure au visage gonflé, aucune trace de sang à l’intérieur du véhicule ni sur ses vêtements, à l’exception de deux petites gouttes sur sa culotte.
Ce rapport révèle une réalité glaçante : la vie humaine semble avoir perdu toute valeur légale, et l’impunité nourrit la répétition de ces crimes. Découvrez les témoignages, les analyses et les recommandations d’ACAT-Burundi pour briser ce cycle de violence et d’injustice.
