RAPPORT DE MONITORING DE VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS POUR LE MOIS D’ OCTOBRE 2019


Comme nous l’avions toujours signalé dans les rapports précédents et dans celui-ci, le Burundi reste toujours le théâtre des violations graves des droits de l’homme.
Une répression excessive à l’endroit des partisans du nouveau parti CNL et d’autres partis politiques de l’opposition (arrestations arbitraires, tortures, interdiction de réunion et de circulation, etc.) devrait retenir l’attention de tout le monde à l’approche des élections de 2020, certains administratifs communaux s’illustrent par des cas de violence à l’endroit des opposants politiques et ne sont pas poursuivis pour ces crimes.
Comme les mois derniers, le mois d’octobre 2019, a été marqué par des assassinats, des arrestations massives et des cas de torture perpétrés par les Imbonerakure avec la complicité de l’administration, la renonciation des autorités du pays de la responsabilité de protéger la population au profit des intérêts du parti au pouvoir devient de plus en plus récurrente.
La destruction des permanences du CNL à travers le pays est devenue récurrente au cours de ce mois d’octobre 2019.
L’emprisonnement injuste des journalistes d’IWACU le 22 octobre 2019 est un acte condamnable qui viole le code pénal et le code de procédure pénale en vigueur et s’inscrit dans la logique du gouvernement actuel de réprimer les défenseurs des droits humains et les journalistes ce qui n’honore pas l’image du Burundi et de la justice burundaise.
Suite à l’insécurité observée dans l’ouest du pays avec l’attaque du groupe armé RED Tabara, Acat-Burundi rappelle au gouvernement du Burundi au respect du droit international humanitaire et à la protection de la population civile.
Ainsi, pour la période couverte par le présent rapport treize (13) cas, d’assassinats, un (1) d’enlèvement cinquante-deux (52) cas d’arrestations arbitraires et détentions illégales, ainsi que neuf (9) cas d’atteintes à l’intégrité physique, ont pu être répertoriés.
Au regard de cette situation, les autorités burundaises doivent prendre conscience de la gravité de la situation et fournir un effort pour mettre fin aux récurrentes violations des droits humains.

Rapport de monitoring de violations des droits humains de l’Acat-Burundi pour le mois d’octobre 2019

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